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Janvier - février 2006


Quelques thèmes dominent le monde de la science et de la technologie nationale aux États-Unis ces deux derniers mois : l'innovation et l'introduction des projets de loi bipartites visant à régler les questions concernant la capacité concurrentielle des États-Unis; les effets liés à l'environnement, à la santé et à la sécurité sur la nanotechnologie et la demande de nouveaux règlements; la conception intelligente et la conclusion d'un comité de l'Université nationale de Séoul qui soutient que le chercheur s'intéressant aux cellules souches Woo Suk Hwang avait fabriqué la plupart des données sur lesquelles reposaient les deux documents spécialisés qui ont paru dans Science en 2004 et en 2005, ce qui a soulevé tout un éventail de questions sur la déontologie parmi les chercheurs américains. La fin du mois de décembre a également marqué la fin tardive du processus des allocations budgétaires de l'exercice financier 2006-2007, tout juste à temps pour le début du nouvel an. Les gains les plus importants sont associés à la NASA et au Département de la défense.

L'innovation est la vedette depuis la publication du rapport de la National Academy of Sciences intitulé Rising Above the Gathering Storm. Au moment de la rédaction de la présente, quatre sénateurs influents annoncent les détails d'un ensemble de trois projets de loi évalués à neufs milliards de dollars, soit la Protecting America's Competitive Edge (PACE) Act qui sera principalement fondée sur les recommandations présentées dans le rapport. Un autre projet de loi bipartite a été présenté au mois de décembre. Celui-ci était fondé sur un rapport antérieur de l'influent groupe Council on Competitiveness.

Le présent bulletin bimensuel porte sur la politique scientifique et technologique américaine et accorde une place de plus en plus importante aux activités du gouvernement du Canada dans la promotion et l'élaboration d'initiatives conjointes de science et de technologie entre le Canada et les États-Unis. Veuillez communiquer avec la déléguée commerciale (Science et Technologie), Valérie La Traverse, pour formuler des commentaires ou obtenir des renseignements.


English version

DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Achèvement des allocations budgétaires pour la R-D en 2006 : autre année décevante en termes de financement de la R-D

Le 30 décembre, près de trois mois après le début de l'exercice financier et à temps pour le nouvel an, le président Bush a donné force de loi aux deux derniers projets de loi d'allocation budgétaire de l'EF 2006, ce qui a mis fin au processus d'allocation budgétaire de l'EF 2006. Dans le rapport de synthèse des allocations en R-D pour l'EF 2006, l'AAAS est d'avis que le portefeuille fédéral en R-D atteindra 134,8 milliards de dollars en 2006, augmentation de 2,2 milliards ou de 1,7 p. cent. Mais 97 p. cent de cette augmentation n'est attribuable qu'à deux domaines : développement d'armes de défense et technologies d'exploration de l'espace par l'homme. Le financement de tous les autres programmes fédéraux de R-D augmentera à peine dans l'ensemble et baissera de près de deux p. cent après l'ajustement pour inflation. Cette réduction budgétaire est attribuable à une compression budgétaire générale à l'échelle de l'administration fédérale à cause des dépenses engagées en raison des ouragans et d'autres dépenses d'urgence. Les allocations du Congrès pour la recherche de base et appliquée s'élèvent à 57,0 milliards de dollars, soit une augmentation de 1,0 milliard ou 1,8 p. cent par rapport à 2005. On attribue toutefois la grande partie de l'augmentation à la recherche appliquée par la NASA relativement aux technologies de vol dans l'espace par des humains. Les portefeuilles de recherche de la plupart des agences obtiennent de modestes augmentations inférieures au taux d'inflation ou font l'objet de compressions.

Budgets des agences : le budget de la National Institutes of Health (NIH) baisse pour la première fois en 36 ans; la National Science Foundation (NSF) obtient une légère augmentation, mais dispose de moins de fonds en termes réels pour son portefeuille de recherche qu'au cours d'une année quelconque depuis trois ans; le budget du Office of Science du Département d'énergie (DOE) baisse et, malgré d'importantes augmentations en financement pour le développement, le financement de la recherche de base du Département de la défense (DoD) baisse.

Malgré une période difficile, les fonds du Congrès réservés à la R-D atteignent un nouveau montant record de 2,4 milliards de dollars en 2006, soit une augmentation de 13 p. cent par rapport à l'année précédente. Bien que ces projets ne représentent qu'une petite partie du budget de R-D, ils sont concentrés dans quelques agences et programmes principaux. En effet, la USDA, NASA, le DOE, NOAA et le DoD obtiennent 94 p. cent des fonds réservés et, dans certains programmes, les fonds réservés représentent plus de 20 p. cent des fonds de programme, ce qui étire les fonds de R-D attribués par appel d'offres.

Parcourez le rapport exhaustif sur les allocations budgétaires en R-D pour l'EF 2006
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Sciences, politique et politiques : un examen de quelques-uns des faits saillants de 2005

Au chapitre des politiques et du budget pour les sciences, plusieurs faits saillants ont touché l'ensemble de la collectivité scientifique en 2005. On décrit ci-dessous quelques-uns de ces faits et la nature parfois complexe de l'élaboration des politiques aux États-Unis et les points de vue divergents entre l'administration, la Chambre et le Sénat :

Budget : au mois de février, le président Bush a demandé, dans sa demande d'allocations budgétaires pour l'EF 2006, du financement en R-D pratiquement identique à l'année précédente. Le Comité des sciences de la Chambre a critiqué la demande pour la R-D et proposé des changements au programme. Au mois de mai, plus des deux tiers des sénateurs ont signé une lettre à l'appui d'une augmentation de 3,2 p. cent à consentir au Office of Science du DOE. En Chambre, 167 membres ont signé une lettre à l'appui d'une augmentation du financement accordé au NSF par rapport à ce que demandait le président Bush. Le tout a été suivi d'une lettre signée par 121 représentants qui appuyaient une augmentation importante du financement du Office of Science du DOE. La Chambre a rejeté une motion visant à réduire les fonds du NSF dans le projet de loi d'allocation budgétaire proposé au cours de l'EF 2006. Le Sénat a voté majoritairement en faveur du Advanced Technology Program (ATP), mais un projet de loi d'autorisation sur la R-D en fabrication adopté à la Chambre excluait l'ATP. À la fin, le projet de loi de financement de NIST a été complété, ce qui a permis d'attribuer des fonds à l'ATP.

Innovation : un groupe d'étude sur l'innovation de haut niveau met en garde que la position de chef de file des États-Unis en matière de S-T était en péril. Le président du sous-comité des allocations de la Chambre, Frank Wolf (R-VA) a exhorté le président Bush à tripler le financement réservé à la recherche-développement de base au cours des dix prochaines années. Un important rapport sur la capacité concurrentielle des États-Unis publié par la National Academies a attiré beaucoup d'attention au Capitole. Le Sommet national sur la compétitivité a eu lieu à Washington.

NASA : les membres du Comité des sciences de la Chambre ont soulevé de nombreuses questions au sujet de la vision de NASA pour l'exploration de l'espace. On a confirmé la candidature de Michael Griffin au poste d'administrateur de NASA. Le Comité des sciences a remis en question les plans du programme des sciences de la terre du NASA. L'administrateur de la NASA Griffin a décrit l'architecture d'exploration de l'Agence; l'appui du Congrès était quelque peu modérée. Un rapport du National Research Council sur la science dans l'optique de l'exploration de l'espace a été publié.

Intelligent Design : le président de la National Academy of Sciences, Bruce Alberts, a conseillé vivement qu'on appuie l'enseignement de l'évolution. Un procès a débuté au mois d'octobre sur l'enseignement de la théorie du Intelligent Design dans les écoles publiques de Pennsylvanie. Deux grandes organisations scientifiques ont mis en question les normes d'enseignement de la science du Kansas relativement à l'enseignement des théories d'évolution. Un juge fédéral a statué que le principe du Intelligent Design ne doit pas être offert comme solution de rechange à la théorie de l'évolution dans un arrondissement scolaire de Pennsylvanie.

Changement climatique : la controverse sans précédent au Congrès au sujet de la recherche sur le changement climatique a fait la une des médias. L'opinion au Sénat au sujet du changement climatique a changé à la suite de l'adoption d'une résolution de type pouls du Sénat. Un audience du Sénat a permis d'établir que les opinions étaient fort divergentes dans ce dossier. On a demandé des commentaires du public sur un rapport stratégique de l'administration en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Énergie : le président Bush a ratifié une importante législation stratégique sur l'énergie (la Energy Policy Act). Des audiences ont permis d'établir que peu de gens se montraient intéressés par le retraitement de combustible épuisé. Des cadres supérieurs du DOE ont pris des mesures visant à réduire les effets de l'ouragan Katrina sur le travail des chercheurs touchés. Les sénateurs se sont dits préoccupés par les effets des compressions budgétaires sur le Relativistic Heavy Ion Collider et le Jefferson Laboratory.

Parcourez le AIP's FYI: Bulletin of Science Policy News

L'INNOVATION vole la vedette au pays

National Innovation Act

Les préoccupations concernant la force de la recherche-développement aux États-Unis ne datent pas d'hier, mais des rapports publiés aux cours des dernières mois, notamment le rapport de la National Academies (NAS) intitulé Rising Above the Gathering Storm, ont réussi à redonner de l'élan et à mettre cette question plus en vue.

Les sénateurs John Ensign (R-NV) et Joe Lieberman (D-CT) ont présenté une législation exhaustive bipartite qui fera en sorte que les États-Unis demeurent les chefs de file en matière d'innovation et de recherche-développement et au chapitre de la formation de scientifiques et d'ingénieurs. La National Innovation Act, qui est fondée sur le rapport sur l'initiative nationale en matière d'innovation du Council on Competitiveness intitulé Innovate America, porte sur trois grands domaines d'importance en vue de maintenir et d'améliorer l'innovation aux États-Unis au 21e siècle : investissement en recherche, augmentation du talent en science et en technologie et élaboration d'une structure d'innovation. On prévoit notamment dans ce projet de loi de créer le President's Council on Innovation qui sera chargé d'élaborer un programme complet en vue de favoriser l'innovation dans les secteurs privé et public. La création du Innovation Acceleration Grants Program incite les organismes fédéraux qui financent la recherche en science et en technologie à verser trois p. cent de leurs budgets de R-D dans des subventions pour la recherche de pionnier dans des projets à risque élevé. Le projet de loi permettrait d'accroître l'engagement national à l'égard de la recherche de base en doublant le financement accordé à la recherche de la National Science Foundation (NSF) d'ici l'EF 2011.

L'avant-projet de loi est appuyé par la Association of American Universities et ASTRA (consortium qui milite en faveur d'une augmentation des investissements dans les sciences physiques et le génie), qui soutient que le projet de loi est sa « priorité législative première pour 2006 ».

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Protect America's Competitive Edge Act

Les sénateurs Pete Domenici (R-NM), Jeff Bingaman (D-NM), Lamar Alexander (R-Tenn) et Barbara Mikulski (D-Md) ont annoncé qu'ils planifiaient de présenter un ensemble de trois projets de loi qui aideront les États-Unis à conserver son rang de chef de file en science et en technologie. La Protect America's Competitive Edge Act visera à mettre en oeuvre environ 20 recommandations contenues dans le rapport de NAS. Le rapport a suscité beaucoup d'attention dans les milieux scientifiques et a fait l'objet de discussions avec l'administration. On a présenté un sommaire du processus et des grandes constations aux membres du President's Council of Advisors on Science and Technology (PCAST). Le président Bush a rencontré les sénateurs Domenici, Bingaman et Alexander, au mois de décembre. On espère qu'il sera mention de quelques-unes des recommandations dans l'allocution sur l'état de l'Union le 31 janvier.

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The Innovation Agenda (le programme d'innovation)

Au milieu du mois de novembre, les Démocrates à la Chambre ont publié un rapport intitulé The Innovation Agenda: A Commitment to Competitiveness to Keep America #1. Il comportait de nombreuses recommandations formulées par des panels consultatifs antérieurs. Le programme a été mis au point selon les conseils de leaders et de PDG du milieu universitaire, du milieu du capital de risque et des entrepreneurs dans les secteurs de la haute technologie, de la biotechnologie et des télécommunications qui ont participé à des forums en Californie, dans l'État de Washington, en Illinois, au Massachusetts, au New Jersey et en Caroline du Nord. Il compte cinq grands volets : augmentation du nombre d'employés en sciences, technologie, génie et mathématiques (STEM en anglais), investissement en R-D durable, accès garanti à une technologie à large bande abordable, l'indépendance énergétique et divers projets visant à renforcer les petites entreprises.

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National Summit on Competitiveness

Le Council on Competitiveness, organisme du secteur privé qui a annoncé une initiative d'innovation il y a un an a co-animé le National Summit on Competitiveness, le 8 décembre 2005. Le sommet visait à réunir des chefs d'entreprises et des présidents d'universités du pays entier et des cadres de l'administration en vue de souligner les menaces qui pèsent sur le leadership économique des États-Unis. Les participants au sommet, qui a eu lieu dans les bureaux du Département du commerce, ont incité l'administration fédérale à investir davantage dans la recherche et dans des politiques plus solides pour que les sciences et les mathématiques soient des sujets de plus grande priorité et dans la réforme de l'immigration pour maintenir les travailleurs très qualifiés aux États-Unis.

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Un nouveau projet de loi favorise l'utilisation de cellules souches du cordon ombilical

La Chambre a adopté, le 17 décembre, un projet de loi qui favoriserait l'utilisation de cellules souches du cordon ombilical en recherche et pour le traitement de maladies. Le président Bush lui a donné force de loi trois jours plus tard.

La mesure HR 2520, la Stem Cell Therapeutic and Research Act of 2005 a été adoptée par des voix de 413-0 une journée après son adoption au Sénat par vote oral. La loi (PL 109-129) autorise le dégagement de 79 millions de dollars en vue de recueillir et d'entreposer des cellules souches provenant du sang de cordons ombilicaux et de créer une base de données pour aider les médecins et les chercheurs à se prévaloir des cellules et des moelles osseuses qui serviront au traitement et à la recherche. La représentante Diana DeGette (D-Colorado) a incité le Sénat à adopter une mesure séparée qui ferait augmenter le financement fédéral de la recherche sur les cellules souches embryonnaires (HR 810).

Ce projet de loi bien plus litigieux ferait augmenter le financement fédéral de la recherche sur les cellules souches prélevées d'embryons excédentaires dans les cliniques de fécondation in vitro, processus qui, selon certains conservateurs, équivaut à un avortement parce qu'on détruit des embryons. Les tenants de la législation sur les cellules souches embryonnaires ont accusé les leaders de la Chambre et du Sénat de tenter de brouiller la question en présentant le projet de loi portant sur le sang du cordon comme solution de rechange à la mesure sur les cellules souches. Cette mesure donnerait aux modérés l'occasion de se prononcer contre le projet de loi sur les cellules souches embryonnaires, ce qui permettrait à ces derniers de laisser entendre à leurs électeurs qu'ils avaient voté en faveur d'une législation sur les cellules souches quelconque.

Pour obtenir plus de détails, tapez le numéro du projet de loi à http://thomas.loc.gov

Entre temps, la proposition 71 sur les cellules souches embryonnaires de la Californie est ajournée

Le programme Proposition 71 de la Californie visait à créer un programme sur la côte Ouest évalué à trois milliards de dollars qui ferait contre-poids au programme NIH et qui permettrait d'explorer un domaine interdit au NIH : le nouveau domaine de la recherche biomédicale axée sur les cellules souches embryonnaires humaines.

Le programme est plutôt embourbé par des considérations d'ordre juridique. Selon les responsables de l'État, il faudra au moins 15 autres mois d'appels avant qu'on puisse attribuer les premières subventions substantielles. Entre temps, la nouvelle d'allégations frauduleuses sur la recherche sur le clonage en Corée du Sud a fait reculer le programme scientifique.

Au lieu d'accélérer l'opération productrice de subventions annuelles de 350 millions de dollars, la California Institute for Regenerative Medicine semble préférer le statu quo. Par conséquent, des universités ont été contraintes de reporter à long terme des plans de construction en raison de l'entrée en vigueur ralentie de la proposition 71, alors que les chercheurs se sont mis en quête de nouvelles sources de subventions pour boucler leur budget. Étant donné que l'administration Bush a interdit la recherche sur les embryons humains à un stade précoce, la NIH ne constitue pas une option viable pour les scientifiques s'intéressant à la plupart des cellules souches embryonnaires humaines ((mais le Canada l'est! Voir l'article Projet sur les cellules souches-New Jersey ci-dessous).

Subventions gouvernementales maintenant plus faciles à trouver

Au mois de décembre 2003, le gouvernement américain a dévoilé un nouveau site Internet amélioré sur les subventions : www.grants.gov. Les agences fédérales sont de plus en plus nombreuses à placer leurs avis de subventions sur ce site, qui, l'an dernier, a atteint son objectif : que les agences placent au moins le quart de leurs subventions sur ce site. D'ici la fin de l'année courante, les agences devraient, selon les attentes, publier la grande partie de leurs subventions sur le site Web, ce qui aide les utilisateurs à trouver et à présenter des demandes par voie électronique. Le gouvernement a versé 400 milliards de dollars en subventions au cours de l'exercice financier 2005.

L'unité de technologie de l'information de la Northrop Grumman Corporation à Herndon, en Virginie, est détentrice du contrat de développement du site, dont la construction a été entamée en 2003. Le contrat de l'entreprise prend fin cette année et le Département de la santé et des services à la personne, le département responsable de la gestion du site, prévoit présenter de nouveau un appel d'offres.

Grants.gov a été l'un des premiers projets fédéraux de gouvernement électronique qui visait à simplifier l'appareil gouvernemental et à offrir des services en direct.

Visitez www.grants.gov

Project Bioshield : Où en sommes-nous maintenant?

Project BioShield a été créé en 2004 en vue d'offrir une source permanente de financement qui permettrait au gouvernement fédéral d'acheter des contre-mesures médicales d'entreprises privées. L'allocation budgétaire au cours de l'exercice financier 2004 pour le Département de la sécurité intérieure comprenait près de six milliards de dollars sur 10 ans pour l'achat de contre-mesures de « prochaine génération » contre l'anthrax, la variole et d'autres agents infectieux, de même que pour des antidotes contre des menaces chimiques et radiologiques. Ce programme incite les chercheurs à améliorer des produits médicaux qui n'ont guère changé depuis plusieurs dizaines d'années. Le vaccin actuel contre la variole, par exemple, est le même que celui qu'on administrait dans les années 1960.

Toutefois, 17 mois après la cérémonie, les cadres de l'entreprise attendent toujours le plan d'action du gouvernement. Ils font partie d'un groupe de plus en plus grand de personnes qui remettent en question le fonctionnement de la Bioshield et sa capacité de protéger la santé du public contre des pathogènes artificiels ou naturels.

Les critiques soutiennent que le gouvernement établit trop lentement l'ordre des priorités des menaces terroristes et s'est montré évasif au sujet des produits qu'il souhaite acheter et quel prix il compte payer.

Parcourez l'article hebdomadaire de CQ Weekly sur Project BioShield

Restructuration de la recherche aéronautique à la NASA

Dans le but de mieux aligner la recherche aéronautique de l'agence, la Direction de mission de recherche en aéronautique a annoncé une restructuration complète des programmes de recherche.

« NASA reprend ses investissements à long terme dans de la recherche fondamentale à la fine pointe de la technologie, dans les disciplines aéronautiques traditionnelles. Nous investissons dans de la recherche à long terme dans des domaines qui cadrent bien avec les capacités uniques de la NASA et réalisons notre objectif, soit de répondre aux besoins nationaux et contribuer à son bien-être. »

Ce recentrage des priorités repose sur quatre objectifs principaux :

  • rétablir notre engagement à la maîtrise de la science touchant les vols subsoniques (voilure tournante et fixe), supersoniques et hypersoniques;
  • protéger et maintenir les installations de recherche et d'essais principales en aéronautique de la NASA qu'on considère comme des biens nationaux;
  • axer principalement la recherche dans des domaines qui cadrent bien avec les capacités uniques de la NASA;
  • répondre directement aux besoins du système de transport aérien de la prochaine génération, en partenariat avec le Joint Planning and Development Office.

On retrouve parmi les nouveaux programmes, des programmes fondamentaux en aéronautique, en systèmes aériens et en sécurité aérienne, de même que le programme d'essai aéronautique.

Vous pouvez visiter lae Direction de mission de recherche en aéronautique sur le Web

Livre blanc sur la nanotechnologie

La Environmental Protection Agency (EPA) a publié la version préliminaire de son livre blanc sur la nanotechnologie au mois de décembre. On décrit dans cette ébauche la technologie en cause et traite des avantages potentiels de la nanotechnologie pour l'environnement et de ses applications qui peuvent favoriser une utilisation durable des ressources. On y décrit les enjeux liés à la gestion des risques et les mandats prescrits par la loi de l'Agence et traite en détail des enjeux touchant l'évaluation des risques. On y décrit, de plus, les besoins en recherche pour les applications environnementales et les conséquences de la nanotechnologie et conclut par des recommandations sur les prochaines étapes à suivre pour régler les questions touchant les politiques scientifiques et répondre aux besoins en recherche. L'EPA se servira du livre blanc pour répondre aux besoins en recherche et régler les questions touchant l'évaluation des risques relativement à la nanotechnologie. La version préliminaire du livre blanc fera l'objet d'un examen autonome de la part d'experts, examen qui aura lieu au cours du mois de février 2006. On acceptera des commentaires du public avant la rencontre des membres du panel d'examen par des pairs externe. On communiquera aux membres de ce panel tous les commentaires qui sont présentés au plus tard le 31 janvier 2006.

Parcourir le livre blanc sur la nanotechnologie

Prix National Smart Growth Achievement Awards

L'EPA a récemment attribué son prix National Smart Growth Achievement Awards pour 2005 à cinq collectivités aux États-Unis pour leur démarche novatrice en matière de développement. Parmi les catégories du prix, citons le renouvellement urbain, les projets bâtis, les politiques et règlements, les petites collectivités et le redéveloppement de bases militaires. Les cinq collectivités étaient Denver et la Ville de Lakewood au Colorado, la Ville de Pasadena, en Californie, le village de Redding, au Connecticut et la Ville d'Orlando, en Floride.

Apprenez-en plus long sur les prix Growth Achievement Awards

La USPTO publie ses chiffres pour 2005

Au cours de l'exercice financier 2005, la United States Patent and Trademark Office (USPTO) du Département du commerce a reçu un nombre record de demandes de brevets et de marques de commerce. L'agence a reçu 406 302 demandes de brevets et 323 501 demandes d'inscription de marques de commerce, comme l'indique le Rapport de rendement et de responsabilisation de l'exercice financier 2005 publié la semaine dernière. La USPTO a accordé 165 485 brevets, y compris 151 079 brevets d'inventions, 13 395 brevets de conception et 816 brevets de plantes. Depuis 1790, plus de sept millions de brevets américains ont été accordés.

Les inventeurs résidents des États-Unis ont reçu 85 238 brevets américains au cours de l'exercice financier 2005. Les inventeurs résidents de Californie ont obtenu la plus grande part (23 p. cent ou 19 928 brevets) de ces brevets; viennent en suite dans l'ordre les inventeurs de New York (7 p. cent ou 5 631 brevets), ceux du Texas (7 p. cent ou 5 660 brevets), du Michigan (5 p. cent ou 3 907 brevets) et ceux du Massachusetts (4 p. cent ou 3 443 brevets).

La USPTO a inscrit 143 396 marques de commerce et renouvelé 32 279 inscriptions au cours de l'exercice 2005. Plus de trois millions de marques de commerce ont été inscrites depuis la première en 1870.

Parcourir le rapport annuel

Principaux récipiendaires de brevets du secteur privé en 2005

La USPTO a annoncé les 10 principaux récipiendaires de brevets du secteur privé dans le monde entier en 2005. Voici les 10 entreprises qui ont reçu le plus de brevets américains pour des inventions en 2005, de même que le rang qu'elles occupaient en 2004.

1 2 941 International Business Machines Corporation (1) (3 248)
2 1 828 Canon Kabushiki Kaisha (3) (1 805)
3 1 797* Hewlett-Packard Development Company, L.P. * (4) (1 775)
4 1 688 Matsushita Electric Industrial Co., Ltd. (2) (1 934)
5 1 641 Samsung Electronics Co., Ltd. (6) (1 604)
6 1 561 Micron Technology, Inc (5) (1 601)
7 1 549 Intel Corporation (7) (1 513)
8 1 271 Hitachi, Ltd (8) (1 893)
9 1 258 Toshiba Corporation (9) (1 311)
10 1 154 Fujitsu Limited (11) (1 296)

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DU CÔTÉ DES INSTITUTIONS

La American Association for the Advancement of Science (AAAS)

Lettre au président

L'AAAS a exhorté la Maison-Blanche et le Congrès à prendre des mesures décisives en vue de maintenir la capacité innovatrice des États-Unis en investissant dans de la recherche de pointe à risque élevé et en améliorant l'enseignement des sciences à tous les niveaux. Dans une lettre du 9 décembre adressée au président George W. Bush, le président de l'AAAS, Gilbert S. Omenn a noté que, même si la recherche menée par les entreprises privées a augmenté depuis quelques dizaines d'années, « moins en moins d'entreprises sont capables ou ont la volonté de justifier des recherches fondamentales élargies desquelles elles sont tributaires. Nous ne voulons pas que notre pays et notre économie axée sur la technologie et les connaissances passent en mode rattrapage ». Se faisant le porte-parole du conseil d'administration de l'AAAS, Monsieur Omenn a indiqué que les chefs d'entreprise et les cadres des universités et du milieu travailleur s'entendaient tous pour dire que le moment était venu de renforcer la recherche aux États-Unis et de « veiller à ce que les Américains possèdent le niveau de scolarisation et la formation requis pour faire concurrence dans une économie où la réussite est largement tributaire de la capacité d'apprendre, d'inventer et d'adapter de nouvelles idées. » Selon Monsieur Omenn, le conseil de l'AAAS se dit « profondément préoccupé par l'incapacité chronique du pays d'attirer un nombre suffisant d'étudiants aux domaines des sciences, de la technologie, du génie et des mathématiques.

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Lauréat du prix Nobel David Baltimore occupera le poste de président élu de l'AAAS

Le lauréat du prix Nobel, David Baltimore, biologiste et président de Caltech, a été choisi pour occuper le poste de président élu de l'AAAS, mandat qui commencera le 21 février, à la conclusion de l'assemblée annuelle de 2006.

Le président élu actuel, John Holdren, entamera alors un mandat d'un an à titre de président de l'AAAS. Monsieur Holdren est directeur du Woods Hole Research Center, professeur en politiques environnementales et professeur Teresa et John Heinz en politiques environnementales et directeur du Programme des sciences, de la technologie et des politiques publiques à la Harvard University.

Le président actuel, Gilbert S. Omenn, entamera un mandat d'un an en qualité de président du conseil d'administration de l'AAAS à la clôture de l'assemblée annuelle. Monsieur Omenn est professeur de médecine interne, de génétique humaine et de santé publique à la University of Michigan.

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Assemblée annuelle de l'AAAS, du 16 au 20 février, à St. Louis, au Missouri

Pour en savoir plus long sur la présence canadienne à l'AAAS, veuillez communiquer avec la personne suivante : Valerie.latraverse@international.gc.ca.

Forum sur les politiques en S et T de l'AAAS, les 20 et 21 avril, à Washington, D.C.

Le Forum sur les politiques en sciences et en technologie de l'AAAS 2006 aura lieu à Washington, DC, les 20 et 21 avril 2006, au Washington Court Hotel. Ce forum (appelé auparavant « AAAS Colloquium ») qui a lieu à Washington à tous les printemps est une occasion de discuter du budget et d'autres questions de politiques touchant le milieu des sciences et de la technologie.

On offrira sous peu d'autres détails sur le forum de 2006

National Science Foundation (NSF)

Nouveau site Web de l'Année polaire internationale (API)

La NSF a récemment lancé un site Web portail en vue d'offrir au grand public et aux médias un accès simple aux bulletins de nouvelles, aux ressources pour les salles de cours, aux listes d'expositions dans des musées et des galeries et des catalogues de vidéos et d'images fixes et d'autres matériaux produits ou appuyés par le gouvernement fédéral dans le cadre de la contribution des États-Unis à l'Année polaire internationale (API) 2007-2008.

Le site compte de l'information sur l'API destinée à un auditoire général et des détails de base à l'intention de scientifiques intéressés à obtenir du financement dans le cadre de l'API du gouvernement américain. On ajoutera de l'information continuellement au site complet.

L'API aura lieu exactement 50 ans après l'Année géophysique internationale (AGI), projet de recherche scientifique mondial semblable au cours duquel des scientifiques ont passé le long hiver arctique au pôle Sud, parmi d'autres réalisations. L'« année » polaire comptera deux années civiles qui permettra d'obtenir des observations qui porteront sur 12 mois complets dans des régions où six mois de froids extrêmes et de noirceur peuvent nuire au travail sur le terrain.

La NSF rencontrera des représentants des ministères gouvernementaux du Canada qui participent à l'API afin de discuter de leur collaboration éventuelle.

Vous pouvez visiter le site Web portail de l'API

Nouveau rapport de la NSF : Sensors for Environmental Observatories

Il faut de nouvelles technologies de détection pour mieux comprendre l'environnement terrestre. Des détecteurs in situ créent actuellement une révolution dans notre compréhension de l'environnement, selon le nouveau rapport de la National Science Foundation (NSF) intitulé Sensors for Environmental Observatories. Les détecteurs, selon le rapport, permettront de comprendre plus à fond et de manière plus générale l'environnement terrestre. On pourra élaborer des politiques publiques mieux éclairées qui traiteront des interactions entre la société humaine et le milieu naturel.

Les scientifiques en environnement, avec l'appui de la NSF et d'autres agences, ont, ces dernières années, conçu et commencé à mettre en oeuvre plusieurs nouveaux systèmes d'observation environnementale, y compris le système EarthScope, le National Ecological Observatory Network (NEON), le Ocean Observatories Initiative (OOI) et d'autres encore.

Pour mieux comprendre les subtilités de l'environnement terrestre, selon le rapport d'atelier, les scientifiques doivent mettre au point de nouveaux types de détecteurs, lier des détecteurs en un réseau plus large, favoriser la coordination entre les différents types d'observatoires environnementaux où sont installés des détecteurs et mettre au point des détecteurs capables d'un déploiement et d'un entretien autonomes et à long terme.

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NSF publie son rapport sur les dépenses industrielles en R-D des États-Unis en 2003

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National Institutes of Health (NIH)

Étude lancée dans le but d'accélérer les examens par les pairs

Le Center for Scientific Review de la NIH lancera un projet pilote qui impliquera 40 de ses panels d'examen scientifique dans le but d'accélérer le processus d'examen pour les subventions. Ce nouveau projet pilote aura une incidence sur les enquêteurs qui présentent leur première demande de subvention de la NIH (Or R01). Ces subventions s'élèvent à environ 10 milliards de dollars.

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Prix de recherche pour la découverte de médicaments axés sur la biodiversité

Le Fogarty International Center (FIC), qui fait partie de la National Institutes of Health (NIH), a annoncé deux nouveaux prix, à l'appui de la recherche de nouveaux composés pharmaceutiques et d'agents agricoles tirés d'organismes se trouvant dans des récifs de coraux, des forêts et des milieux extrêmes, du catalogage de ces divers organismes et de la formation de scientifiques aux États-Unis et dans les pays en développement.

Des composés chimiques découverts pour la première fois chez des plantes, des animaux et des micro-organismes sont à la base de près de la moitié des nouveaux médicaments créés au cours des 20 dernières années. Citons comme exemple récent un nouveau médicament appelé ziconitide (Prialt TM). Il sert au traitement de la douleur chronique vive et a été dérivé la première fois d'escargots en forme de cône tropicaux et un composant anti-cancer appelé hemiasterlin, qui provient d'une molécule qu'on retrouve dans les éponges au large des côtes de la Nouvelle-Guinée.

Dans le cadre de son programme International Cooperative Biodiversity Groups (ICBG), le FIC finance des équipes de recherche internationales, publiques-privées et interdisciplinaires. Les deux titulaires sont dirigées par le Dr Jon Clardy de la Harvard University (Cambridge, MA) et par le Dr Mark Hay de la Georgia Institute of Technology (Atlanta, GA).

Les prix, qui sont co-parrainés par la National Institute of Allergy and Infectious Diseases et la National Institute of General Medical Sciences, qui font tout deux partie de NIH, et la National Science Foundation, permettent de verser 6,5 millions de dollars échelonnés sur quatre ans, à l'appui de ces deux nouveaux projets. Jumelé aux cinq subventions de l'ICBG qui ont déjà été versées, le financement de programme total pour le programme est d'environ six millions de dollars par année et provient d'un consortium d'agences de financement en sciences du gouvernement fédéral.

(FIC est le volet international de la NIH et s'intéresse aux défis pour la santé mondiale grâce à des recherches novatrices et conjointes et à des programmes de formation et appuie et fait avancer la mission de la NIH grâce à ses partenariats internationaux).

Vous pouvez visiter le site Web du FIC pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme ICBG

Sommes versées par la NIH (subventions et contrats) par État

SSTI a créé un tableau des sommes versées par la National Institutes of Health (NIH) en dollars et par État, de l'exercice financier 2000 à l'exercice 2004. Les États sont classées selon le pourcentage de changement au cours de la période de cinq ans. On a enregistré les plus fortes augmentations dans le Dakota du Nord (202,51 p. cent), en Alaska (200,98 p. cent), en Idaho (157,48 p. cent), au Montana (144,72 p. cent), en Virginie (120,85 p. cent) et à Hawaï (107,06 p. cent). Bien que les sommes versées dans ces États aient plus de doublé au cours de ces cinq années, elles se retrouvent parmi les plus faibles augmentations par rapport à l'EF 2003. L'Idaho est l'État qui a connu la plus faible augmentation des sommes versées par rapport à l'EF 2003, soit 57 634 $.

Les cinq sommes les plus importantes ont été versées, au cours de l'EF 2004, à la Californie, au Massachusetts, à New York, au Maryland et à la Pennsylvanie respectivement. Dans l'ensemble les sommes versées au total par la NIH ont augmenté considérablement au cours des cinq années; l'augmentation nationale était de l'ordre de 53,18 p. cent. Bien que la plupart des États aient connu une augmentation des sommes versées, 12 États ont enregistré des baisses par rapport à l'EF 2003; le Texas a enregistré la baisse la plus marquée, soit de 67 024 534 $.

Voir le tableau du SSTI
Vous pouvez obtenir des détails sur les subventions de la NIH et des statistiques

Nouvelle mission pour le NIH : combattre le bioterrorisme

Un édifice de verre et d'acier de 186 millions de dollars et de 85 000 pieds carrés sera inauguré cet été en vue d'étudier des agents facilement transmissibles et mortels comme l'anthrax, la peste et la tularémie (aussi appelée maladie de Francis ou fièvre de la mouche du cerf), agents qui selon le gouvernement seront ceux qui serviraient probablement d'arme aux terroristes qui planifient un attentat à l'arme biologique aux États-Unis. Outre ces agents, ce centre servira à étudier les menaces que d'autres microbes, notamment la tuberculose résistante aux médicaments et le virus du Nil occidental, font planer sur le système immunitaire humain.

Cet édifice du NIH est l'un des 14 laboratoires de confinement biologique que le gouvernement fédéral prévoit construire ou construit déjà à travers le pays. Les recherches réalisées dans ces édifices permettront aux scientifiques d'apprendre comment concevoir des vaccins, des antibiotiques et d'autres médicaments de la prochaine génération. L'idée est de mettre à profit les capacités scientifiques et de recherche de calibre mondial de la NIH en vue de réduire les menaces biologiques que les terroristes pourraient employer contre des populations civiles sans avis, ce qui infecterait des milliers de personnes avant qu'elles ne montrent le moindre symptôme.

Les instituts recevront environ 1,7 milliard de dollars au cours du présent exercice financier uniquement pour la construction des laboratoires, les recherches de base et les subventions aux projets conjoints entre le secteur privé et l'industrie visant à mettre au point de nouveaux médicaments. Ce faisant, l'administration transforme la NIH d'une institution de recherche civile, qui a pour mandat premier de trouver un remède à des maladies d'origine naturelle, en un composant essentiel du système de défense intérieur du pays, système qui vise de plus en plus à défendre le pays contre des menaces biologiques produites par l'homme.

Le budget de lutte contre le bioterrorisme à l'institut NIH, qui joue un rôle premier dans la préparation des défenses biologiques du pays — la National Institute of Allergies and Infectious Diseases ou NIAID — équivaut maintenant au budget réservé à la recherche sur le VIH/sida et représente environ 38 p. cent du budget total de cet institut.

Vous pouvez lire l'article de CQ Weekly sur le bioterrorisme

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LA SCIENCE DANS L'ACTUALITÉ

Appel à la recherche accrue sur les effets de la nanotechnologie

Les débouchés en nanotechnologie sont substantiels. Selon la National Science Foundation, le marché mondial de biens et de services utilisant la nanotechnologie passera à un billion de dollars d'ici à 2015. Les États-Unis investissent environ trois milliards de dollars annuellement dans la recherche-développement de la nanotechnologie, ce qui représente environ un tiers des investissements publics et privés dans le monde entier. Récemment, de plus en plus de leaders du secteur public, de l'industrie, du milieu universitaire et du secteur de l'environnement demandent qu'on augmente sensiblement le financement dans le but d'étudier les effets négatifs éventuels de la nanotechnologie. D'autres demandent une nouvelle législation.

Publication d'un nouveau rapport sur la gestion des effets de la nanotechnologie

Selon un nouveau rapport objectif du Woodrow Wilson Center, les règlements actuels ne protégeront aucunement les consommateurs, et le temps est venu d'élaborer une nouvelle législation touchant la nanotechnologie. Le rapport analyse les forces et les faiblesses des lois actuelles s'appliquant à la nanotechnologie et décrit des dispositions qu'on pourrait retrouver dans une nouvelle loi. La loi proposée ferait porter le fardeau aux entreprises qui devraient démontrer que les nouveaux produits « ne présentent aucun risque inacceptable ». On y indique que les lois et les règlements actuels n'ont pas été conçus pour tenir compte de la nanotechnologie et laissent aussi pour compte des catégories de produits, notamment les produits cosmétiques, qui sont devenus un important domaine d'application de la nanotechnologie. Le rapport est l'oeuvre de J. Clarence Davies, conseiller principal, Project on Emerging Technologies, et chercheur principal, Resources for the Future. Monsieur Davies est l'une des autorités sur la recherche et les politiques environnementales. Il a servi, sous l'administration de George H.W. Bush, à titre d'administrateur adjoint de l'EPA pour les politiques, la planification et l'évaluation.

Les demandes d'élaboration d'une loi sur la nanotechnologie est l'un des derniers volets du débat ininterrompu entourant la façon d'aborder la gestion des questions de sécurité que pose la nanotechnologie. Certains soutiennent qu'une loi pourrait nuire aux petites entreprises et étouffer l'innovation. D'autres, même s'ils reconnaissent les lacunes du régime réglementaire actuel, en particulier un financement insuffisant, ont donné suite au rapport en demandant que l'industrie s'auto-réglemente ou qu'on adopte un ensemble de lois ou de modifications plutôt qu'une seule loi. Par le passé, les critiques de la nanotechnologie ont même demandé un moratoire sur les développements en nanotechnologie jusqu'à ce qu'on comprenne mieux les risques éventuels de son application.

Richard Denison, scientifique principal à la Environmental Defense à Washington, DC, souligne que les nouveaux produits chimiques sont regroupés en catégories selon leur toxicité et selon les ressemblances entre leur formule chimique et celle de produits chimiques existants. Selon lui, on ne possède pas suffisamment de détails pour créer un regroupement semblable du matériel nanotechnologique, qui peut avoir les mêmes formules chimiques, mais exister sous des formes et tailles qui le font agir bien différemment de produits chimiques autrement semblables.

En l'absence de telles catégories pour la nanotechnologie, chaque produit serait forcément évalué séparément, ce qui causerait un véritable cauchemar administratif. Il faut plutôt établir des principes scientifiques de base qui permettront au gouvernement et à l'industrie d'établir quelles sont les particules qui posent des risques et quelles sont celles qui doivent faire l'objet d'une attention particulière, a indiqué Monsieur Denison. Cela signifie plus de financement pour la recherche, un besoin qui a été soulevé dans le rapport et par la plupart des personnes participant à ce débat.

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Inventaire en direct des conséquences de la nanotechnologie sur l'environnement, la santé et la sécurité

Le Project on Emerging Technologies a également publié un nouvel inventaire en direct des conséquences de la nanotechnologie sur l'environnement, la santé et la sécurité. On y identifie environ 27 millions de dollars qui sont consacrés par les agences fédérales à l'identification des effets négatifs éventuels des nanoparticules produites ou du nanomatériel. Selon le centre, l'inventaire est conçu pour avoir une portée internationale et croître et sera mis à jour régulièrement.

Le Project on Emerging Nanotechnologies a été lancé en 2005 par le Wilson Center et The Pew Charitable Trusts. Il s'agit d'un partenariat qui vise à aider les entreprises, les gouvernements et le public à prévoir et à gérer l'incidence éventuelle de la nanotechnologie sur la santé et l'environnement.

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Les participants à l'atelier de l'OCDE souhaitent qu'on crée un panel spécial qui étudierait la sécurité du nanomatériel

Les cadres du gouvernement de grands pays industrialisés souhaitent que l'Organisation de coopération et de développement économiques crée un panel spécial qui étudierait la sécurité du matériel nanotechnologique, a indiqué le président d'un atelier de l'OCDE au mois de décembre. Jim Willis, chargé du programme des produits chimiques de la U.S. Environmental Protection Agency, présidait l'atelier de décembre convié en vue d'examiner le rôle de l'OCDE relativement à l'utilisation de nanomatériel.

Les cadres présenteront une demande officielle lorsque les membres du Comité des produits chimiques de l'OCDE se réuniront au mois de février. Le Groupe de travail proposé sur la sécurité du nanomatériel se pencherait sur les essais de toxicité, les évaluations d'exposition, la gestion des règlements et d'autres questions semblables.

Selon Monsieur Willis, il n'existe aucun autre forum intergouvernemental qui se penche officiellement sur les questions que soulève la nanotechnologie et le nanomatériel qui en est dérivé.

Le comité directeur de l'atelier est celui qui a recommandé la création d'un groupe de travail de l'OCDE. Le Canada siège à ce comité directeur.

Apprenez-en plus long sur l'atelier

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NOUVELLES DES CONSULATS DU CANADA AUX ÉTATS-UNIS

Automne mouvementé aux États… Rapports d'ouest en est

La commercialisation de la recherche en génomique et en protéomique - mission commerciale de Colombie-Britannique à Californie

Dix-sept délégués du milieu de la génomique et de la protéomique de la Colombie-Britannique ont participé à un séminaire de deux jours sur la commercialisation (et à une réception de réseautage) organisé par le Consulat du Canada à San Diego. En tout, quelque 100 membres du milieu de la biotechnologie de San Diego ont assisté au séminaire et à la réception. On retrouvait parmi ces personnes des représentants des grandes institutions de recherche, d'entreprises de biotechnologie, d'associations de biotechnologie et d'organisations du secteur des services, dont quelques-uns des plus illustres et des plus chevronnés experts en recherche et en commercialisation dans les domaines de la génomique et de la protéomique.

Le sujet de discussion central du séminaire portait sur la question problématique de la commercialisation de la recherche en génomique et en protéomique. Ce sujet a fait l'objet d'une analyse sous bien des éclairages. On a notamment traité de questions telles que la collaboration avec des investisseurs de démarrage, la protection de la propriété intellectuelle dans les deux pays et assisté à des présentations visant à démontrer la commercialisation réussie de technologies.

Dr. Mirta Grifman, déléguée commerciale
Consulat du Canada à San Diego
www.sandiego.gc.ca

Mission du sans fil de la C.-B. à San Diego

Des représentants de neuf entreprises de technologie sans fil de la région de Vancouver se sont rendus à San Diego, au mois de novembre, pour rencontrer des partenaires d'affaires éventuels (principalement des clients et des investisseurs). Le programme a commencé à GadgetFest, mini-salon commercial et cérémonie de compétition/de remise de prix commandités par CommNexus San Diego, association commerciale locale du sans fil/communications. Le consulat a organisé un « coin canadien » spécial dans la salle d'exposition et a commandité des tables de présentation mises à la disposition des entreprises participantes. La journée suivante a été lancée par un déjeuner d'information qui portait sur le marché de San Diego. Plusieurs grandes organisations de la région et le technicien en chef de Sierra Wireless y ont donné des présentations. Les représentants d'entreprises ont consacré le reste de la journée à des réunions individuelles. On a organisé, en soirée, une réception en l'honneur des cadre en visite. La réception a attiré environ 100 invités, dont de nombreux représentants d'entreprises du sans fil et de grands fournisseurs de services de San Diego, notamment des investisseurs de capital de risque, des entreprises de relations publiques et des cabinets d'avocats.

Vous pouvez obtenir l'article sur la mission rédigée par CALIT2

Rick Moore, délégué commercial
Consulat du Canada à San Diego
www.sandiego.gc.ca

CommNexus et WINBC signent un protocole d'entente (PE)

Peu de temps après la mission sans fil, CommNexus a annoncé avoir signé un protocole d'entente (PE) en vue de former une alliance stratégique avec le Wireless Innovation Network of British Columbia (WINBC). Ce PE représente la deuxième alliance que CommNexus a formée dans le but d'aider les entreprises de communication de San Diego à faire affaires et à former des partenariats avec des entreprises internationales.

La premier protocole d'entente de l'organisation a été signé avec Cambridge Wireless du Royaume-Uni et avait établi un partenariat en Europe. Étant donné que l'alliance européenne établit un lien avec des entreprises en Europe, le protocole d'entente de CommNexus avec WINBC aidera à créer des occasions de projets conjointes, de délivrance de permis et de partenariats entre des entreprises de San Diego et de Colombie-Britannique, au Canada.

« Former des alliances officielles avec des grappes internationales est un excellent moyen pour nos entreprises canadiennes de se renseigner sur les occasions de partenariats aux États-Unis, a indiqué Caroline Lewko, présidente de WINBC. Mettre la dernière main à ce partenariat avec San Diego nous ouvre bien des portes, et nous attendons avec impatience les occasions de croissance avec CommNexus. »

Parcourir le communiqué de presse

Sunil Sharma, consule et délégué commercial
Consulat du Canada à San Diego
www.sandiego.gc.ca

Le Dr Arthur Carty, conseiller national en sciences, s'affaire à créer des liens pour les capacités canadiennes et visite San Diego, Tucson et New York

San Diego : Les réunions de Monsieur Carty à San Diego ont fait avancer les intérêts stratégiques du Canada relativement à l'innovation, à la commercialisation et aux pratiques scientifiques avec des interlocuteurs principaux et a été un excellent enchaînement pour le California-Canada Innovation Partnership Summit qui a eu lieu le 12 janvier 2006, à Los Angeles (on présentera un rapport sur ce sommet dans le prochain numéro). On avait prévu au programme une visite du nouveau California Institute for Telecommunications and Information Technology, communément appelé Calit2 (prononcé « Cal-I-T-squared »). Calit2 a pour but d'établir des liens horizontaux entre les facultés de la UCSD en vue de favoriser des études pluridisciplinaires, de former des équipes de recherche dont les membres se trouvent partout dans le monde, de créer et d'appuyer des « laboratoires vivants » et de fournir des professionnels techniques qui feront le pont entre l'industrie et le milieu universitaire. Calit2 est l'une des quatre nouvelles « California Institutes for Science and Innovation » et est partagé entre le campus de San Diego et le campus Irvine.

Le consul général Dudoit et le Dr Carty, de même que le capitaine Ron Lloyd du NCSM Algonquin, ont été l'hôte d'un rassemblement impressionnant d'experts en science, en recherche et en administration représentant plusieurs organisations scientifiques et de recherche de San Diego. Ce dîner a eu lieu au port de San Diego, à bord du NCSM Algonquin, frégate canadienne se trouvant à San Diego pour participer à des exercices d'entraînement conjoints avec la US Navy. Le thème de ce dîner, « partenariats en science et en technologie » a été une excellente occasion pour Monsieur Carty de rencontrer des chefs de file clés du milieu des sciences et de la technologie de San Diego et de relater la très impressionnante histoire canadienne.

Sunil Sharma, consul et délégué commerciale
Consulat du Canada à San Diego
www.sandiego.gc.ca

Tucson : les débouchés liés au désert étaient au coeur de la visite du Dr Carty à Tucson, en Arizona les 9 et 10 janvier. Organisée par le Bureau commercial du consulat du Canada à Tucson, la visite du Dr Carty comportait des rencontres avec des chercheurs de la University of Arizona (UA) et des chefs de la région pour explorer la possibilité de conclure des ententes de collaboration avec le Canada dans le cadre des projets au plus grand potentiel de commercialisation.

La visite comprenait une tournée guidée du Steward Observatory Mirror Lab, laboratoire unique où l'on produit des miroirs à télescopes dont le diamètre peut atteindre 8,4 mètres. Monsieur Carty a rencontré des chercheurs et des leaders de la région qui contribuent à cette relation en optique de six ans entre l'Université Carleton et la UA. Il a également tenu des discussions avec la Critical Path Institute, allié stratégique de la US Food and Drug Administration dans la réduction des coûts et des délais de découverte de médicaments. Au cours d'une réception organisée par le Bureau commercial de Tucson à l'intention de 90 dignitaires, gens d'affaires et universitaires de la région, le Dr Carty a officiellement annoncé que le Canada était fin prêt à faire des affaires en Arizona et que les bureaux à Tucson et Phoenix étaient complètement dotés de personnel.

Une rencontre avec les doyens de l'UA de collèges de haute technologie a permis de réduire plus facilement la liste des collaborations éventuelles et d'inclure la recherche en gestion de l'eau, la sécurité à la frontière et la génomique des plantes. Des réunions continues avec le Bureau commercial du Consulat du Canada à Tucson et avec des partenaires de l'UA permettront de faire évoluer davantage les idées tirées de la visite de Monsieur Carty.

Le Bureau commercial du Consulat du Canada à Tucson a ouvert ses portes au mois d'avril 2004. Le consul et délégué commercial Rick Stephenson et le délégué commercial David Von Behren s'occupent des secteurs des sciences de la vie, de l'optique, des produits de construction, des industries environnementales, de l'énergie renouvelable et des investissements.

David Von Behren, délégué commerciale
Bureau commercial du Consulat du Canada à Tucson

New York : en parallèle avec la participation du Dr Carty aux réunions du G-8 National Science Advisors à New York, le Consulat général à New York a été l'hôte d'un déjeuner table ronde. On retrouvait parmi les invités des vice-présidents éminents de recherche et des directeurs d'unités de délivrance de permis de technologie de 17 institutions universitaires de file dans la région des trois États. Des représentants de la University of Waterloo, qui se trouvaient en ville à la suite de l'ouverture de leur premier bureau international, ont également participé au déjeuner.

L'exposé du Dr Carty portait sur le milieu de recherche dynamique du Canada. La discussion en table ronde lancée par notre consul général, Pamela Wallin, portait sur les questions suivantes :

  • la promotion que fait le Canada de l'investissement étranger dans la R-D canadienne de file par rapport à sa position de transfert de technologie au niveau des laboratoires de recherche fédéraux en vue d'accorder à contrat sa R-D par l'entremise d'entreprises canadiennes;
  • la portée des diverses politiques sur la propriété intellectuelle adoptées par les universités canadiennes;
  • à savoir si le Canada adoptera une législation de type Bayh Dole pour régir les politiques touchant la propriété intellectuelle;
  • le défi lié à l'établissement d'ententes de R-D conjointes entre les universités du Canada-États-Unis et des centres de recherche relativement à la création et à la gestion de la propriété intellectuelle transfrontalière;
  • l'absence de programmes de financement pour les projets de collaboration internationale en recherche;
  • le nombre impressionnant d'entreprises dérivées au Canada par rapport à l'offre de capital de risque susceptible d'appuyer ces entreprises dérivées;
  • la stratégie nationale du Canada en matière de recherche sur les cellules souches et l'énergie efficace.

Pendant cette discussion, les participants à la table ronde se sont dits clairement intéressés à explorer des projets de collaboration en R-D transfrontaliers avec les universités; se rendre au Canada pour apprendre à mieux connaître les capacités en R-D canadiennes et explorer les protocoles d'entente transfrontaliers avec les universités dans les domaines scientifiques, en particulier en nanotechnologie.

Le consulat assurera le suivi auprès des participants à la table ronde pour donner de l'essor aux projets transfrontaliers de collaboration en recherche.

Dina Santos, consule, Science, innovation et technologie
Consulat général du Canada à New York
www.newyork.gc.ca

Présentation de la science neurologique canadienne à l'ambassade

L'excellence du Canada en recherche en science neurologique et les partenariats internationaux étaient les thèmes abordés au cours d'un événement à guichets fermés au mois de novembre 2005. L'ambassade du Canada en était l'hôte, et l'événement a été organisé par l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) des Instituts de recherche en santé du Canada. La présentation a également eu l'appui du Centre national de recherches du Canada et l'Agence spatiale canadienne.

Plus de 160 neuroscientifiques provenant principalement du Canada et des États-Unis ont assisté à un séminaire et à une réception organisés afin qu'ils coïncident avec l'assemblée annuelle de la Society for Neuroscience (SfN), qui a eu lieu à Washington cette année. L'événement a permis de souligner et d'illustrer l'excellente recherche qui porte à réflexion réalisée par deux Canadiens, le Dr Dave Williams, astronaute de l'Agence spatiale canadienne et le Dr Michael Meaney, professeur et chercheur à l'Université McGill. La réception organisée à la suite des présentations a été l'occasion pour les chercheurs des deux pays (et d'ailleurs puisqu'on comptait des chercheurs du Japon, de la Suède et de l'Argentine) de discuter de la possibilité de créer de nouveaux projets de collaboration ou de faire de nouvelles connaissances. De nombreux représentants cadres des principaux partenaires de l'INSMT étaient de la partie, y compris Neuroscience Canada, l'Organisation internationale de recherche sur le cerveau, Astra Zeneca et la NIH. Quelques-uns de principaux projets de collaboration menés conjointement pas l'INSMT et la NIH sont dans les domaines de la neuroscience sociale, l'épigénétique de la neurobiologie et la dépendance, la neurobiologie partagée de l'autisme et du syndrome de l'X fragile, les troubles du cerveau dans le monde en développement, le vieillissement, la santé des femmes et la santé circulatoire et respiratoire.

L'occasion faisait partie de la stratégie élargie de l'unité de S et T de l'ambassade, à savoir de mettre en lumière les intervenants scientifiques de calibre mondial du Canada, tout en appuyant et en favorisant la collaboration scientifique internationale.

On a également rehausser le profil du Canada grâce à la participation de plusieurs chercheurs à la Conférence SfN.

Parcourir les communiqués de presse sur SfN

Valérie La Traverse, déléguée commerciale (Science et technologie)
Ambassade du Canada à Washington
www.canadianembassy.org

Projet sur les cellules souches - New Jersey

Le délégué commercial Tab Borden a participé à l'assemblée annuelle du Réseau de cellules souches canadien à Calgary, au mois de novembre dernier. Il était accompagné du Dr Rick Cohen, chercheur canadien collaborant avec le Coriell Institute à Camden, au New Jersey. Monsieur Cohen a établi un certain nombre de relations solides avec des membres du milieu canadien et estime qu'il existe de nombreuses occasions de collaborer avec des scientifiques canadiens. Cette mini-mission faisait partie du projet de recherche continu sur les cellules souches entrepris par le Bureau commercial du gouvernement canadien à Princeton, au New Jersey. Le projet vise à cerner les domaines où il existe un potentiel de collaboration en recherche entre les chercheurs s'intéressant aux cellules souches canadiens et les chercheurs du New Jersey, de New York et du Connecticut. Vu le solide appui du gouvernement dans la région des trois États et l'adoption de lois adaptées où l'on décrit les règles de la recherche sur les cellules souches, il semble exister de belles occasions de recherche conjointe.

Si vous vous intéressez à la recherche sur les cellules souches et souhaitez en savoir plus long sur ces initiatives, adressez-vous à la personne suivante :

Tab Borden, délégué commercial
Bureau commercial du gouvernement canadien, Princeton, New Jersey

Mission de biotechnologie du sud-est en Saskatchewan et au Manitoba

Le Consulat du Canada à Raleigh et le Consulat général du Canada à Atlanta ont organisé la Mission de biotechnologie du sud-est en Saskatchewan et au Manitoba, mission comptant 19 participants représentant d'importantes entreprises pharmaceutiques, des entreprises d'agrobiotechnologie et de biotechnologie, des entreprises sans but lucratif du secteur pharmacologique, des universités, des hôpitaux et des associations de biotechnologie. Cette mission a été parrainée par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et, pour le volet de la mission touchant Raleigh, par Diversification de l'économie de l'Ouest (DEO). Diversification de l'économie de l'Ouest et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont financé le volet de la mission touchant Atlanta.

Du côté américain, la Caroline du Nord est intéressée à développer le secteur des dispositifs médicaux, et la Institute for Regenerative Medicine de la Wake Forest University est l'une des plus importantes institutions en médecine régénérative. Du côté canadien, l'Institut du biodiagnostic (IBD) est bien connu dans le domaine des dispositifs médicaux, surtout au niveau de l'imagerie par résonance magnétique. De plus, le Synchrotron à la University of Saskatchewan suscite l'intérêt en raison de ses applications éventuelles au développement de médicaments, de matériaux pour les dispositifs médicaux implantés et au développement des applications nanotechnologiques dans le secteur des sciences de la vie/santé. La mission comptait trois volets :

  • Volet 1 : Maladies infectieuses (vaccins, produits immunothérapeutiques, biodéfense)
  • Volet 2 : Biotechnologie vétérinaire, végétale et forestière
  • Volet 3 : Dispositifs médicaux/médecine régénérative (Winnipeg seulement)

Les objectifs de mission, dont de nombreux ont été réalisés, consistaient à cerner des activités/programmes de demain dans les domaines des maladies infectieuses (vaccins, produits immunothérapeutiques, biodéfense), des dispositifs médicaux et de la médecine régénérative, de même que de la biotechnologie vétérinaire, végétale et forestière.

Un suivi de deux mois avait démontré la réussite de cette mission puisque plusieurs participants sont en discussions continues et mettent sur pied des programmes conjoints. La mission a certainement permis aux participants d'obtenir des renseignements pratiques et de former des partenariats et a été une occasion de commercialisation bilatérale de la R-D et d'autres biens par les organisations et les institutions participantes.

A. Elizabeth Robinson, déléguée commerciale
Consulat du Canada à Raleigh
www.raleigh.gc.ca

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