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L'actualité scientifique et technologique américaine

Hiver 2008


Le présent bulletin bimensuel porte sur la politique scientifique et technologique américaine et accorde une place de plus en plus importante aux activités du gouvernement du Canada dans la promotion et l'élaboration d'initiatives conjointes de science et de technologie entre le Canada et les États-Unis. Veuillez communiquer avec la déléguée commerciale (Science et Technologie), Valérie La Traverse, pour formuler des commentaires ou obtenir des renseignements.


English version

DU CÔTÉ DU GOUVERNEMENT

Conclusion du processus d'affectation des crédits budgétaires de l'EF 2008 : le milieu des sciences physiques est déçu

En décembre, les budgets de l'EF 2008 ont finalement été approuvés après un délai de trois mois (l'année financière a commencé le 1er octobre 2007). Le Congrès a donné son approbation finale à un projet de loi omnibus de 550 milliards de dollars sur les crédits budgétaires, qui combinent onze projets de loi sur les crédits budgétaires inachevés de l'EF 2008. Le projet de loi comprend le financement ordinaire des programmes nationaux, des fonds d'urgence affectés aux programmes des anciens combattants et à d'autres priorités; 70 milliards de dollars sont attribués au financement d'urgence de guerre, ce qui représente un net recul par rapport aux plans du Congrès au cours des derniers mois qui visaient à ajouter jusqu'à 22 milliards de dollars pour les dépenses nationales, à la demande du président. Par conséquent, l'investissement fédéral en recherche et développement (R-D) diminue considérablement en 2008 comparativement aux plans antérieurs du Congrès : le projet de loi omnibus retire environ 2 milliards de dollars des crédits budgétaires antérieurement prévus pour la R-D non liée à la défense. Finalement, les investissements fédéraux en recherche fondamentale et appliquée pour l'EF 2008 n'augmentent que de 1,1 %, à 57,5 milliards de dollars, moins que le taux d'inflation prévu de 2,4 % et beaucoup moins que les crédits budgétaires vus au Congrès, dans les comités et dans cette enceinte. Les sommes allouées par le fédéral à la R-D (y compris le développement) augmenteraient de 1,2 % pour passer à 142,7 milliards de dollars.

Le financement de la recherche fondamentale en sciences physiques, un élément clé de divers plans américains pour soutenir la compétitivité économique (y compris l'American Competitiveness Initiative ou l'ACI), est bien en deçà de la planification visant à doubler le financement au cours de la prochaine décennie. Le projet de loi omnibus retire la plupart des augmentations demandées pour les trois organismes de sciences physiques de l'ACI (le Bureau des Sciences du département de l'Énergie (DOE), la National Science Foundation (NSF) et les laboratoires du National Institute of Standards and Technology (NIST)) afin de renverser les coupures demandées en recherche médicale, en R D dans le domaine de l'énergie et en recherche environnementale. La NSF verrait son financement de R D n'augmenter que de 1 % au lieu de la plus grande augmentation demandée, alors que la plupart des National Institutes of Health (NIH) obtiendraient un financement stable de l'ordre de ceux de l'EF 2007 au lieu de subir les coupures demandées. L'augmentation du Bureau des sciences du département de l'Énergie n'est que de 5 %, afin de transformer les demandes de coupures dans les programmes de R D de ce même département, comme ceux sur la séquestration du carbone, la biomasse et l'énergie solaire, en une augmentation de 23 %. Le projet de loi omnibus restaure le financement pour les études scientifiques du changement climatique et d'autres recherches dans environnementale menées par plusieurs organismes, y compris pour la R D du U.S. Geological Survey (hausse de 3,4 % à 583 millions de dollars) et la National Oceanic and Atmospheric Administration (hausse de 7,6 % à 573 millions de dollars). En outre, les crédits pourraient augmenter les budgets d'autres organismes travaillant en recherche sur les changements climatiques, notamment des augmentations importantes pour les satellites d'observation de la Terre et du soutien à la recherche pour la National Aeronautics and Space Administration (NASA).

Le président Bush fait part de ses intentions au sujet de l'American Competitiveness Initiative

Dans son récent discours sur l'état de l'Union, le président Bush a signalé son soutien continu à l'ACI. En tout, le projet de loi omnibus adopté par le Congrès et signé par le président offre 927,7 millions de dollars de moins que la demande de l'administration pour les trois organismes de l'ACI.

Des préoccupations soulevées au sujet des augmentations nécessaires au maintien de l'objectif de doubler le financement, pourraient avoir amené l'administration à reconsidérer les demandes des trois organismes pour l'EF 2009. Selon ses propos de lundi soir dernier, le président a signalé qu'il maintenait l'initiative. Voici ce qu'il a mentionné au Congrès :

« Pour que les États-Unis demeurent compétitifs à l'avenir, nous devons avoir confiance dans la compétence de nos scientifiques et ingénieurs et leur permettre de poursuivre à réaliser des percées. L'an dernier, le Congrès a adopté des lois appuyant l'American Competitiveness Initiative, mais le financement ne s'est pas concrétisé. Ce financement est essentiel pour maintenir notre expertise scientifique. Je demande donc au Congrès de doubler le soutien fédéral pour la recherche fondamentale essentielle en sciences physiques afin que les États-Unis demeurent le pays le plus dynamique de la planète. »

Le Dr Marburger, conseiller scientifique du président, s'est aussi dit préoccupé par le fait que le projet de loi sur les dépenses pourrait aussi limiter la capacité des organismes fédéraux à mettre en oeuvre l'ACI. Il a également mentionné que le Congrès a préféré ne pas le financer malgré 10 000 crédits réservés financés par les législateurs.

Les paroles du président méritent d'être soulignées, car la Maison Blanche a annoncé que « le budget du président pour l'EF 2009 maintiendra le taux de croissance des dépenses discrétionnaires non liées à la sécurité à moins de 1 %, ce qui est bien en deçà du taux d'inflation. »

Le président Bush transmet ses demandes budgétaires au budget de l'EF 2009 au Congrès le 4 février.

Un rapport à venir appuie le National Nanotechnology Initiative (NNI)

Un rapport à venir du President's Council of Advisors on Science and Technology (PCAST) appuiera la structure et la gestion actuelles de la National Nanotechnologies Initiative (NNI), selon le coprésident du comité. Ce rapport appuiera également les efforts soutenus de la NNI en matière de recherche sur les nanoparticules dans les domaines de l'environnement, de la santé et de la sécurité. Le rapport a été élaboré par un sous-comité du PCAST. Le 21st Century Nanotechnology Research and Development Act, qui a autorisé la National Nanotechnology Initiative pour l'exercice financier de 2008, a également demandé au PCAST de préparer des rapports de suivi sur l'initiative tous les deux ans.

La NNI se compose de 25 organismes fédéraux menant des recherches ou effectuant un suivi sur ces dernières, dans le but de commercialiser éventuellement des produits dotés de propriétés uniques attribuables à des caractéristiques particulières issues de diverses nanotechnologies.

Le rapport encouragera les départements du Commerce, de l'Énergie et du Travail à participer davantage avec la NNI et les organismes fédéraux, à participer davantage aux projets intra-organismes, y compris la recherche dans les domaines de l'environnement, de la santé et de la sécurité. D'après le PCAST, le rapport invitera les organismes à travailler plus fort pour élaborer des définitions standardisées des termes utilisés par les scientifiques, les compagnies et les autres entités travaillant dans le domaine des nanotechnologies. John Marburger, directeur du White House Office of Science and Technology Policy, qui aussi l'autre coprésident du PCAST, s'est dit d'accord et a ajouté que l'absence de standardisation constitue aussi un obstacle à la commercialisation.

Il a également été annoncé que le National Academies examinera les stratégies fédérales de recherche de la NNI en matière d'environnement, de santé et de sécurité lorsqu'elles seront publiées, ce qui devrait être fait bientôt même si la NNI devait l'avoir présenté au Congrès il y a déjà plus de 18 mois. Dans une déclaration de la coalition de 21 organisations qui a circulé à la réunion du PCAST, on pouvait lire : « Une feuille de route exhaustive élaborée de façon indépendante est urgente si l'on veut s'assurer que les ressources fédérales suffisantes soient allouées pour voir aux besoins pressants en matière de meilleure information au sujet de la portée de la nanotechnologie sur l'environnement, la santé et la sécurité ». Parmi les groupes de la coalition, on trouvait DuPont, NanoBusiness Alliance, Ressources naturelles Conseil de défense, et la prospective Nanotech Institute. Parmi les groupes de la coalition, on trouvait : DuPont, la NanoBusiness Alliance, le Natural Resources Defense Council et le Foresight Nanotech Institute.

Voir l'exposé complet sur la NNI présenté à la réunion récente du PCAST

Les prochaines étapes proposées par le comité consultatif pour mesurer l'innovation

En janvier, le secrétaire du département du Commerce a annoncé des mesures pour que les organismes statistiques fédéraux et autres travaillent pour expliquer et quantifier l'innovation, par suite d'un rapport publié par l'Advisory Committee on Measuring Innovation in the 21st Century. Le comité a été formé l'année dernière pour déterminer les moyens de mieux comprendre les répercussions de l'innovation sur l'économie. Le Comité a formulé des recommandations qui serviront de feuille de route pour l'amélioration des systèmes statistiques nationaux qui garantirait la pertinence des indicateurs. Parmi les mesures à prendre immédiatement, on trouve la collaboration entre le Bureau of Economic Analysis du département du Commerce et le Bureau of Labor Statistics afin de rendre compte de façon exhaustive des effets des biens et services de la haute technologie sur la croissance et la productivité, et ce, dans le but d'aider à effectuer des évaluations intégrées dans les industries et les secteurs importants. On a également demandé à la National Science Foundation (NSF) de maintenir et d'intensifier ses efforts pour recueillir des données sur la R D, l'innovation ainsi que sur un plus large éventail d'activités novatrices.

Lire le rapport de l'Advisory Committee Measuring Innovation in the 21st Century Economy

Remplacement de l'Advanced Technology Program (ATP) du NIST

Par suite de l'adoption du l'America Competes Act en août, le controversé programme ATP a été remplacé par le Technology Innovation Program (TIP). Ce dernier a été établi dans le but de « soutenir, de promouvoir et d'accélérer l'innovation aux États Unis grâce à la recherche dans des domaines à haut risque et à retour élevés, essentiels aux besoins de la nation. » L'ATP avait été conçu pour servir de point de convergence pour la coopération entre les secteurs public et privé dans le développement de la technologie industrielle et avait fourni des fonds de démarrage à des compagnies individuelles ou à des consortiums, pour la mise au point de technologies préconcurrentielles ayant des applications dans de nombreuses industries. Selon le NIST, qui avait accueilli le programme, 824 projets ont été financés avant la fin de 2007, et 2,4 milliards de dollars du fédéral ont été assortis de 2,2 milliards de dollars du secteur privé. Il y avait eu des efforts au cours des dernières années pour mettre fin à l'ATP. Le débat tournait principalement autour du rôle du gouvernement fédéral dans la promotion commerciale du développement technologique. Les défenseurs d'une participation fédérale moins directe prétendent que le marché est supérieur au gouvernement en ce qui concerne les décisions technologiques dignes d'investissement. Cependant, les partisans adverses ont souligné que l'ATP était axé sur le marché et que les domaines techniques pour l'investissement avaient été développés par l'industrie.

Quoique semblable à l'ATP, le soutien offert dans le cadre du TIP se limite aux PME contrairement au premier, qui finançait les grandes entreprises. Le nouveau programme TIP recevra un financement de 65,2 millions de dollars dans l'EF 2008. Les PME pourraient recevoir jusqu'à 3 millions de dollars jusqu'à trois ans durant. Le conseil consultatif du TIP sera exclusivement formé de membres provenant du secteur privé.

Pour en apprendre davantage sur le Technology Innovation Program (TIP)

Bush nomme le chef de la de la recherche climatique sous-secrétaire au Commerce

La Maison Blanche a annoncé que le président Bush nommera le chef du U.S. Climate Change Science program, William J. Brennan, au poste de sous-secrétaire du Commerce pour les océans et l'atmosphère. Dans cette fonction, Brennan agira à titre d'administrateur associé de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), un des principaux organismes fédéraux responsables de la recherche climatique. Il occupe actuellement le poste de sous-secrétaire associé au commerce pour les affaires internationales et agit à titre de directeur intérimaire du programme multi-organisme Climate Change Science, qui coordonne toutes les recherches climatiques fédérales.

Le programme scientifique coordonne la recherche climatique de 13 organismes fédéraux, dont la Environmental Protection Agency et le départment de l'Énergie.

Le département de l'Énergie investit 7,7 million de dollars dans des projets de biocombustible

Le secrétaire de l'Énergie, Sam Bodman, a annoncé quatre projets de biocombustibles dans lesquels le ministère de l'Énergie investira jusqu'à 7,7 millions de dollars, montant qui, combiné avec le partage des coûts avec l'industrie, portera le financement à plus de 15,7 millions de dollars. Dans le cadre du soutien pluriannuel du département de l'Énergie en soutien à la R D des biocombustibles, le financement de cette année s'élèvera à plus de 1 milliard de dollars. Les projets montreront la technologie utilisée pour la production d'éthanol cellulosique à partir de matière provenant de plantes non alimentaires, comme les déchets végétaux d'agriculture ou industriels ou encore les parties non comestibles provenant de récoltes. Cela contribuera à atteindre l'objectif de l'administration de rendre le coût de l'éthanol cellulosique concurrentiel avant 2012 et à réduire la consommation américaine d'essence.

  • Emery Énergie Co., Salt Lake City, Utah montrera un nouveau moyen bon marché de purifier le goudron et les huiles et de les transformer en gaz de biomasse tout en contrôlant d'autres impuretés. « De la biomasse à grand impact, comme la canne de maïs, sera utilisée. »
  • L'Université d'Iowa à Ames testera un système intégré de transformation de biomasse en liquides qui utilise le refroidissement de gaz par lavage à l'huile plutôt qu'à l'eau, dans le but de réduire au minimum le traitement des eaux usées. Des méthodes non exclusives seront utilisées pour retirer l'ammoniac, le chlorure et d'autre matière alcaline. Le panic raide servira de matière première.
  • Le Research Triangle Institute (RTI), Research Triangle Park, N.C., en collaboration avec l'Université de la Caroline du Nord et de l'Utah, produiront du gaz de synthèse avec de la biomasse d'origine forestière. Un four à lit fluidisé permettra la régénération continue d'un catalyseur qui peut réformer simultanément, craquer et retirer le goudron, le NH3 et le H2S à des niveaux ppm.
  • Le Southern Research Institute (SRI), Birmingham, Alabama , a proposé un système de technologie de filtre de céramique, de sorbant nettoyant de gaz éprouvé et de catalyseur, qui est susceptible de dépasser les niveaux de décontamination recommandés par Rentech.

Lire le communiqué de presse du département de l'Énergie

Le département de l'Énergie retire son soutien au projet FutureGen

Le département de l'Énergie a annoncé qu'il retire le soutien fédéral au projet FutureGen, qui vise à construire la première centrale électrique américaine à capter et à stocker les émissions de dioxyde de carbone. Le secrétaire de l'Énergie, Samuel Bodman, qui en a fait l'annonce, a déclaré que le département fournira au lieu du soutien pour la technologie de captage et de stockage du carbone à de multiples centrales électriques industrielles.

Selon M. Bodman, cette approche doublerait la capacité de captage et de stockage du carbone, par rapport à celle de la centrale de FutureGen, qui était prévue s'établir à Mattoon, Illinois. Bodman a également annoncé que le président Bush demandera, dans son message sur l'exercice financier de 2009 qu'il adressera au Congrès, 648 millions de dollars pour le financement de la recherche, du développement et de la démonstration en matière d'énergie des combustibles fossiles, ce qui représente une augmentation de 25 %. Cela inclura 156 millions de dollars consacrés à la restructuration de l'approche de FutureGen. Le Congrès a injecté 75 millions de dollars au projet en 2008.

Tout d'abord annoncé par Bush en 2003, FutureGen est un projet financé principalement par le département de l'Énergie, dans le but de construire une centrale électrique au charbon qui utilise des technologies de gazéification pour produire de l'électricité n'émettant pratiquement aucune pollution atmosphérique, et dont les émissions concentrées de gaz carbonique peuvent être captés et stockés dans le sol.

Le gouvernement fédéral s'est engagé à financer 74 % des coûts du projet, la part des partenaires du secteur privé finançant le reste, soit 26 %. Les partenaires du secteur privé consistent en un consortium de 12 sociétés d'électricité et de charbon, dont certaines sont chinoises, connu sous le nom FutureGen Industrial Alliance.

L'annonce de Bodman a été faite un peu plus d'un mois après que l'alliance FutureGen a annoncé qu'elle avait choisi le site en Illinois pour construire la centrale, qui aurait utilisé la technologie de gazéification du charbon intégrée à un cycle combiné (IGCC) pour produire de l'électricité et de l'hydrogène à partir du charbon et capté les émissions de gaz carbonique de la centrale et les auraient injectées dans le sol.

Les É. U. suspendent leur participation financière à l'ITER

Dans son projet de loi omnibus pour l'EF 2008, le Congrès n'a affecté que 10,7 millions de dollars à la contribution américaine au projet ITER. L'engagement financier des États Unis vis-à-vis d'ITER est de 1,1 milliard de dollars, et l'administration Bush avait proposé de dépenser 160 millions de dollars en 2008 pour commencer à financer l'achat de composants pour le projet. Bien que le budget total du Bureau des sciences du département de l'Énergie ait augmenté de 4,6 % à 4 milliards de dollars, la plupart des sommes ajoutées étaient affectées aux coûts liés à des superordinateurs et à la recherche en biologie. Le Congrès a retenu les 160 millions de dollars de l'engagement du département de l'Énergie au projet ITER (réacteur à fusion international en France) et a réduit le financement de l'International Linear Collider (ILC), la prochaine génération d'accélérateurs de particules, de 60 à 15 millions de dollars.

Les membres de la communauté américaine de fusion ont envoyé une lettre aux membres du Congrès et à l'exécutif pour protester contre le retrait du financement d'ITER dans le projet de loi sur les crédits budgétaires de l'EF 2008. Le texte de la lettre se lit comme suit « Le refus des États Unis de maintenir ses engagements internationaux vis-à-vis d'ITER projettera certainement l'image d'un partenaire peu fiable, non seulement par rapport à ce projet, mais aussi en ce qui concerne de nombreux autres domaines scientifiques. Cela arrive à un moment où les dépenses et la portée des nombreuses activités scientifiques extrêmement importantes tendent vers la coopération et le partenariat à l'international. Par conséquent, pour la sauvegarde des efforts en matière de fusion à l'échelle nationale et internationale ainsi que celle de la réputation américaine au sein de la communauté scientifique internationale, nous vous invitons fortement et respectueusement à continuer de financer la participation américaine à ITER. »

Selon certains experts, ITER constituera un jalon essentiel dans le développement des centrales électriques par fusion nucléaire. L'appareil de 500 MWt constituera le laboratoire pour les technologies et les procédures opérationnelles conduisant à l'éventuelle exploitation de la fusion nucléaire comme abondante source d'énergie propre. Les parties prenantes du projet sont la Chine, l'Inde, le Japon, la Russie, la Corée du Sud, les États Unis et l'Union européenne. Le produit technologique du projet pourra être utilisé par tous les participants. On prévoit que le programme ITER durera 30 ans, dont dix seront consacrés à la construction, suivie de 20 autres pour l'opération; ce calendrier pourrait toutefois être prolongé. Au total, on s'attend à ce que le projet coûte un peu moins de 15 milliards de dollars.

Pour en apprendre davantage sur ITER

Le département de la Défense demande une augmentation de 11 % de son budget de recherche en 2009

Dans une note au secrétaire de la Défense Robert Gates, John Young, le directeur de Defence Research and Engineering, recommande une augmentation de 11 % du budget global de science et de technologie du département de la Défense pour l'exercice financier de 2009. Bien que le financement pour la recherche fondamentale ait chuté au cours des dernières années, Young propose la création de nouvelles initiatives en sciences et en technologies totalisant 1,2 milliard de dollars pour l'année 2009. De ce montant, 300 millions de dollars seraient mis de côté pour l'investissement dans les sciences fondamentales, une augmentation de 20 % du budget actuel de l'organisme.

Selon l'opinion générale, une augmentation importante du financement de la recherche est improbable pour l'année prochaine, mais on croit néanmoins que le plan présenté établira les bases nécessaires à des augmentations futures. Young a récemment été nommé sous secrétaire de l'organisme responsable des acquisitions, de la technologie et de la logistique.

Lire la note de John Young

Science Debate 2008 prend rapidement de l'ampleur

Un important effort pour organiser un débat présidentiel sur la science, la technologie et l'économie avant les élections de novembre a rapidement gagné du terrain. Lancé en décembre 2007, Science Debate 2008 est une initiative citoyenne dirigée par un groupe composé principalement de non-scientifiques, mais qui, de bouche à oreille et grâce aux reportages, a rapidement reçu la faveur de 10 000 scientifiques, ingénieurs et citoyens préoccupés. Récemment, l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) et le Council on Competitiveness a joint les rangs du Science Debate 2008.

Les partisans de l'initiative ScienceDebate2008.com comprennent des économistes, plusieurs prix Nobel et autres grands scientifiques et ingénieurs, des cadres d'Apple Computer, de Google, de Merck, de Hyatt et d'autres grandes entreprises, deux douzaines de présidents des grandes universités de recherche américaines ainsi que des éditeurs de grandes publications et de revues scientifiques. L'effort est coprésidé par les membres du Congrès Vern Ehlers, R MI, Rush Holt, D-NJ, et défendu par Bart Gordon, président du House Science & Technology Committee et aussi membre du Congrès. Il comprend plusieurs anciens conseillers scientifiques présidentiels des deux principaux partis politiques.

Divers rapports récents mettent en garde contre la dégradation potentielle de l'économie américaine et recommandent des changements en matière de science et de technologie, a déclaré Shawn Lawrence Otto, un des organisateurs du groupe. Il ajouté qu'" un rapport récemment paru, tirés d'activités d'une table ronde d'affaires, montre que si les tendances actuelles se maintiennent, dans deux ans, plus de 90 % de tous les scientifiques et ingénieurs vivront en Asie ". Le groupe du site Web souligne également des conclusions semblables d'un rapport de 2005 produit par la National Academies of Science, qui portait sur la science et l'économie et d'un autre du National Science Board, publié la semaine dernière.

M. Otto a mentionné que le groupe a fixé une date à la mi-avril et invitera officiellement les candidats dans les prochaines semaines.

Visiter le site Web de Science Debate 2008

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DU CÔTÉ DES INSTITUTIONS

Nouveau rapport décrit les risques auxquels fait face l'économie américaine

Norm Augustine, président du National Academies Committee qui a produit le rapport de 2005 intitulé Rising Above the Gathering Storm, vient de publier Is America Falling Off the Flat Earth? Cette dernière publication n'offre pas de nouvelles recommandations, mais cite de nombreuses statistiques sur les domaines dans lesquels les États Unis accusent du retard, et les domaines dans lesquels les autres nations progressent. L'essai s'inspire de témoignages du Congrès et de conférences qu'Augustine a données depuis la parution de Rising Storm.

Les révolutions de l'aviation et de la télécommunication ont radicalement transformé le monde de telle sorte que la distance est de moins en moins contraignante, concept que l'auteur appelle « la mort de distance ». Augustine met en lumière deux enjeux qui doivent être corrigés :

Il décrit le premier comme étant la faillite du système d'éducation de la maternelle à la 12e année, pour lequel il cite deux états -le Maryland et la Caroline du Nord - qui ont des difficultés à former des professeurs de physique possédant une éducation universitaire. Le rapport Rising Storm a aussi déterminé le problème du sous-financement de la recherche fondamentale par le gouvernement fédéral comme le deuxième enjeu critique.

Lire le rapport de Norm Augustine

Une fondation est à former un réseau afin de faciliter la mise sur pied de centres de « validation de concept »

Une nouvelle approche pour cerner, financer et commercialiser l'innovation universitaire se révèle plutôt efficace pour démarrer de nouvelles sociétés, selon des recherches menées par la Fondation Ewing Marion Kauffman et le Max Planck Institute of Economics. D'après la Fondation Kauffman, les « centres de validation de concept » constituent un moyen efficace de contribuer à la commercialisation des innovations issues de la recherche universitaire et de combler le vide du financement de démarrage pour les nouvelles technologies.

Les centres de validation de concept offrent des fonds de démarrage aux premiers stades de la recherche universitaire et une foule de services de consultation et d'initiatives éducatives pour aider les étudiants et les professeurs avec les études de marché, le mentorat, le développement et les essais des innovations, la préparation de plans d'affaires et les contacts dans le marché commercial.

Le rapport examine deux de ces centres, soit le Deshpande Center du MIT et le von Liebig Center de l'Université de la Californie à San Diego.

Selon les chercheurs, depuis leur création en 2002, les deux centres ont collectivement accordé près de 10 millions de dollars en subventions de démarrage et lancé 26 entreprises en phase de démarrage, qui ont reçu plus de 159 millions de dollars du secteur privé. Les deux centres sont financés par des dons philanthropiques. Les leçons tirées de l'étude sur la validation de concept ont incité la Fondation Kauffman à former un réseau qui réunira les centres pour étudier les pratiques exemplaires, établir des paramètres mesurables et définir des sujets de recherche future. Les centres Deshpande et von Liebig seront parmi les membres fondateurs du nouveau réseau.

Le rapport fournit également un profil à utiliser par les autres universités pour reproduire les modèles des centres de validation de concept. Selon le rapport, pour assurer le bon fonctionnement d'un centre de validation de concept, celui-ci doit être localisé dans une université produisant des technologies novatrices et commercialisables, se situer dans un solide réseau extérieur d'investisseurs et d'innovateurs et avoir une équipe d'administrateurs et de conseillers possédant de grandes compétences en commercialisation. Une approche unifiée offrant du financement de démarrage, des services de consultation offrant des contacts dans l'industrie et des initiatives éducatives, est indispensable pour assurer la commercialisation des technologies issues des milieux universitaires.

Une copie de l'article est téléchargeable. En outre, une analyse du rapport de la Kauffman Foundation sera publiée dans le numéro de juin du The Journal of Technology Transfer.

Pour en apprendre plus sur la Fondation Kauffman

Le placement de capital de risque est en hausse en 2007 et à son plus haut niveau depuis six ans

PricewaterhouseCoopers, la National Venture Capital Association (NVCA), Thomson Financial Money Tree et le Dow Jones Ernst & Young VentureSource estiment que les sociétés institutionnelles de capital ont investi environ 29,5 milliards de dollars dans plus de 3 000 entreprises américaines en 2007.

Selon les analystes, l'année 2007 a été la plus dynamique depuis 2001. Money Tree a signalé 29,4 milliards de dollars et 3 818 transactions, et VentureSource a recensé 29,9 milliards de dollars pour 2 648 transactions. La Californie et le Massachusetts continuent d'être les chefs de file avec 59 % de l'argent et 52 % des sociétés obtenant du financement de capital de risque. La Californie a conservé sa position de leader, recevant 47 % des fonds et détenant 41 % des entreprises. La région de Boston compte 11 % des sociétés qui ont reçu 12 % de l'argent investi.

Parmi les dix premiers pour l'année 2007, on trouve New York (5 %), Washington (4,5 %), le Texas (4,4 %), la Pennsylvanie (3,9 %), le Maryland 2,6 %), New Jersey (2,4 %) et, finalement, le Colorado et la Virginie (2,3 %).

La tendance des investissements de capital de risque se maintient. Des entreprises en phase de démarrage on reçu tout près de 4 % du financement, mais ils représentent 11 % des entreprises dans lesquels les sociétés de capital de risque ont fait des placements importants. Les entreprises à leur début, c'est à dire, celles qui ont des produits sur le marché et des équipes comptent pour 26 % des entreprises et 17 % de l'argent. Les entreprises en expansion et en phase plus avancée reçoivent le reste, soit 78 %. La lumière au bout du tunnel pour les entrepreneurs en démarrage est que l'augmentation de 4 % représente la tendance à la hausse des dernières années.

Pour lire le communiqué de presse de la NVCA

Le National Science Board fait des recommandations liés à la R D aux États-Unis : « La R D constitue une base essentielle à pour la compétitivité américaine dans l'économie mondiale. »

Parallèlement à la parution de Science and Engineering Indicators 2008, un rapport de politiques neutres, largement statistique, la National Science Board (NSB) a fait paraître un document d'accompagnement qui donne trois grandes recommandations. Ce document de six pages intitulé Research and Development: Essential Foundation for U.S. Competitiveness in a Global Economy renforce le message des autres rapports publiés au cours des dernières années, comme celui du National Academies intitulé Rising Above the Gathering Storm. Le comité du NSB est préoccupé par les observations qu'il a faites sur la stagnation, voir le déclin dans certaines disciplines et dans le soutien du gouvernement fédéral et de l'industrie à la R D, particulièrement en ce qui concerne la recherche fondamentale.

En formulant ses recommandations de politique, le comité a cité la réduction du nombre de publications des auteurs industriels dans les revues évaluées par des pairs, ce qui suggère un relâchement de l'apport de l'industrie américaine à la recherche fondamentale. Le rapport ajoute que le soutien du gouvernement fédéral pour la R D universitaire est en baisse depuis 2005 pour la première fois en un quart de siècle, tandis que le soutien fédéral et industriel pour leur propre recherche fondamentale a stagné au cours des dernières années. En plus de cette menace de compétitivité américaine, les « industries du savoir » sont en croissance dans d'autres nations.

Le National Science Board a offert trois principales recommandations :

  1. « Le gouvernement fédéral devrait prendre des mesures pour améliorer le niveau de financement et la nature transformationnelle de la recherche fondamentale. »
  2. « L'industrie, le gouvernement, le secteur universitaire et les organisations professionnelles devraient prendre des mesures pour accroître les échanges intellectuels entre l'industrie et les universitaires. Les chercheurs de l'industrie devraient également être invités à participer comme auteurs et lecteurs d'articles dans les revues ouvertes, évaluées par les pairs. »
  3. « De nouvelles données sont cruciales pour suivre les répercussions de la mondialisation des biens et services dans les industries de haute technologie sur l'économie des États-Unis; les organismes fédéraux concernés devraient répondre rapidement à ce besoin. »

Lire le rapport Science and Engineering Indicators 2008

Nouvelle proposition de stratégie en matière de large bande

Le débat sur la large bande au cours de l'année dernière a porté essentiellement sur le fait que les États Unis arrivent maintenant derrière certains pour ce qui est de la pénétration. Or, le véritable enjeu concerne la nature des politiques active les Etats-Unis devraient adopter à ce sujet. Dans un nouveau rapport publié dans la revue Commlaw Conspectus, le président de l'ITIF, Rob Atkinson, a présenté une stratégie nationale en matière de large bande, dont des politiques visant à assurer que tous les gens et tous les lieux aient la large bande à haute vitesse.

Lire le rapport de Atkinson

ASTRA publie Riding the Rising Tide: A 21st Century Action Plan for Competitiveness and Prosperity

L'Alliance for Science and Technology Research in America (ASTRA) a fait paraître un plan pour renforcer la compétitivité des États-Unis à l'échelle mondiale à l'aide d'augmentations du financement pour la recherche scientifique. On peut classer les quatorze recommandations du plan en trois grandes catégories : augmenter le financement fédéral pour la R D, particulièrement dans les secteurs de pointe avantageux du point vue concurrentiel comme la nanotechnologie, la biotechnologie et le calcul de haute performance; améliorer la qualité de l'enseignement de la science, technologie, du génie et des mathématiques éducation à tous les niveaux du système d'éducation; et créer un environnement favorable à l'innovation et à la compétitivité. Le rapport évoque également les compétences en innovation nécessaires à l'économie américaine et souligne le besoin de capacités polyaventes des intervenants dans le milieu éducatif.

Lire le rapport integral

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LA SCIENCE DANS L'ACTUALITÉ

L'AGU publie une nouvelle déclaration sur les répercussions de l'activité humaine sur le climat

Les scientifiques représentant l'American Geophysical Union ont publié une nouvelle déclaration sur les changements climatiques à la fin janvier : « Le climat de la Terre est clairement déséquilibré et se réchauffe. » La déclaration, une mise à jour de l'énoncé de prise de position de 2003 de l'AGU sur les changements climatiques, mentionne que lorsqu'on étudie les données scientifiques liées au réchauffement, « l'empreinte humaine sur Terre est manifeste. » En faisant paraître l'énoncé Human Impacts on Climate Change, l'énoncé le plus fort sur le réchauffement climatique de l'organisation jusqu'à présent, le président de l'AGU, Timothy Killeen, a déclaré : « Les changements que nous voyons sont le plus clairement expliqués par l'émission des gaz à effet de serre et la propulsion d'aérosols dans l'atmosphère, qui trouvent leur origine dans l'activité humaine. »

La déclaration affirme « qu'en date de 2006, onze des douze années précédentes ont été plus chaudes que toutes les autres depuis 1850 [année à laquelle les mesures météorologiques ont commencé à être officiellement consignées aux États Unis]. » La déclaration, approuvée à l'unanimité en décembre par le Conseil de AGU, poursuit en affirmant par ailleurs que « de nombreux éléments du système climatique - y compris les températures de l'atmosphère, la terre et l'océan, le niveau des glaces marines et des glaciers de montagne, le niveau de la mer, la distribution des précipitations et la longueur des saisons - varient maintenant à des taux et selon des modèles qui ne sont pas naturels, ce qui s'explique le mieux par [l'augmentation des gaz à effet de serre] créée par l'activité humaine au cours du XXe siècle. »

La déclaration diffère de plusieurs façons des déclarations antérieures, a déclaré Killeen, qui est également directeur du National Center for Atmospheric Research du gouvernement fédéral à Boulder, Colorado.

D'abord, ajoute-t-il, l'AGU « prononce un énoncé déclaratif » au sujet de la menace du réchauffement de la planète. « Il y a moins de mises en garde qui pourraient en avoir eu dans les déclarations antérieures », mentionne-t-il.

« Deuxièmement, l'AGU déclare que nous devons faire quelque chose à propos du [réchauffement climatique] ». Toujours selon la déclaration, « on prévoit que le réchauffement de plus 2 degrés Celsius (3,6 degrés Fahrenheit) par rapport à la température du 19 e siècle apportera son lot de perturbations, en réduisant notamment la productivité agricole mondiale, ce qui entraînera une perte importante de biodiversité et, si cela se maintient sur des siècles, la fonte du glacier continental groenladais fera monter le niveau de la mer de plusieurs mètres. »

Pour éviter le réchauffement de deux degrés Celsius, peut-on aussi lire dans la déclaration, les émissions de CO2 « doivent être réduites de plus de 50 % avant la fin du présent siècle. » Bien qu'il y ait de l'incertitude scientifique dans les prévisions des changements climatiques à long terme, « aucune ne pourrait annuler l'effet des changements climatiques. »

Selon M. Killeen, contrairement aux versions précédentes de l'AGU sur le réchauffement climatique, la nouvelle déclaration fait appel à la « collaboration de toutes les formes de sciences, de technologies, d'industries et de gouvernements » pour trouver des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de se préparer pour les changements inévitables.

La déclaration affirme que les 50 000 membres de l'AGU ont « des responsabilités spéciales » quant à la poursuite de la recherche sur le changement climatique et l'éducation du public « sur les causes, les risques et les dangers. »

À l'occasion de la publication de la déclaration, M.Killeen était accompagné de Michael Prather, un spécialiste des sciences de la Terre de l'Université de Californie à Irvine, du président du comité de l'AGU qui a rédigé l'énoncé et de Bette Otto Bliesner, une scientifique principale de NCAR qui modélisent d'anciens climats.

Des entreprises énergétiques s'associent pour financer la recherche en nanotechnologie (tiré de la revue Technology Review de MIT)

Est-ce que la nanotechnologie pourraient aider à pomper plus de pétrole et de gaz du sol? C'est l'espoir d'un consortium de sociétés énergétiques qui investissent des millions de dollars dans le développement de nouvelles microtechnologies et de nouveaux nanocapteurs. Les sept sociétés qui composent l'Advanced Energy Consortium (AEC), qui comprend Halliburton Energy Services, BP America et ConocoPhilips, injecteront au total 21 millions de dollars pour financer la recherche. Le but est de développer des capteurs souterrains pouvant servir à améliorer tant la découverte que la récupération des hydrocarbures.

Actuellement, même avec les techniques de récupération les plus avancées, seulement environ 40 % cent du pétrole et du gaz peut être récupéré des gisements. On espère que l'injection de nouveaux capteurs dans les gisements permettra de les cartographier en trois dimensions et ainsi augmenter le volume de carburant extrait, tout en réduisant au minimum l'impact environnemental.

Lire l'article intégral de Technology Review

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NOUVELLES DE CANADA ET LES CONSULATS DU CANADA AUX ÉTATS-UNIS

CALIFORNIE : Le PISCC entre dans sa troisième année d'existence

Depuis son lancement en 2006, le Partenariat d'innovation stratégique Canada-Californie (PISCC) a connu beaucoup de succès : connexions des infrastructures de la très haute vitesse Internet du Canada et de la Californie, fondation du Cancer Stem Cell Consortium, diverses séances d'information destinées à l'industrie et portant sur les obstacles aux investissements transfrontaliers et la stratégie de partenariat pour l'innovation de projets de collaboration entre le Canada et les États Unis. De nombreux autres efforts de collaboration plus modestes sont en cours.

Le Canada-UC System-Wide Technology Transfer Forum on Clean Technology aura lieu le 3 avril 2008, sur invitation seulement.

Pour de plus amples renseignements sur l'atelier et le PISCC, visitez le site à l'adresse www.ccsip.org ou communiquez avec :
Eric Holdrinet, Consul et délégué commercial
Consulat général du Canada à Los Angeles

CALIFORNIE : La délégation canadienne de génomique - sensibilisation et collecte des fonds

Un groupe de scientifiques dirigé par le professeur Paul Hebert (Université de Guelph) et d'administrateurs du financement de la recherche administrateurs de l'Ontario Genomics Institute and Genome et de Génome Canada se sont rendus dans la Baie de San Francisco dans un effort de sensibilisation et pour trouver des sources de financement pour International Barcode of Life (iBOL), un projet international de 150 millions de dollars actuellement piloté par le Canada. Le projet Barcode of Life, qui représente une nouvelle façon de cataloguer et de surveiller la biodiversité de la planète, utilise les progrès dans le séquençage de l'ADN et promet de nouvelles approches évoluées d'identification des maladies transmises par des espèces envahissantes. Les plans actuels prévoient le lancement d'iBOL en mai 2008 afin que les travaux puissent commencer en janvier 2009.

La région de la Baie de San Francisco a été choisie pour ce premier effort d'approche internationale en raison de son environnement riche en fondations privées bien financées et pour son attitude progressiste renommée envers les concepts novateurs. Le consulat général, en collaboration avec ses clients canadiens, a offert un programme équilibrant l'accès à d'éventuels bailleurs de fonds et l'engagement de la communauté scientifique locale et les leaders d'opinion ayant de l'influence dans les domaines de la conservation et de la technologie. La visite s'est révélée utile pour sensibiliser les donateurs potentiels, évaluer le coût des aspects techniques du projet ainsi que pour solliciter l'appui de la communauté scientifique et de conservation californienne, à cette approche taxonimique non traditionnelle, fondée sur la génomique.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Thierry Weissenburger, Consul et délégué commercial
Consulat général du Canada, San Francisco

TEXAS : World's Best Technologies Showcase 2008

Le World's Best Technologies Showcase vient d'annoncer les équipes de présentation technologique de l'édition 2008 de la foire qui se tiendra à Arlington, Texas, les 26 et 27 mars 2008. Parmi les 74 technologies sélectionnées, 13 proviennent du Canada. Outre le Canada, les États Unis, l'Israël, le Chili, la Pologne, la Hongrie et la Norvège ont réussi à se tailler une place.

Voici les équipes canadiennes : équipes universitaires canadiennes -Université McGill; Université de Toronto; Université McMaster; British Columbia Institute of Technology et le consortium Univalor LP du Québec (4 admissions). C'est la troisième participation d'Univalor. Du côté des jeunes entreprises canadiennes, voici les équipes sélectionnées : Life Wire Corp; Liquid Fiber Displays; Atreo Medical; Optego Corp; BCC Corp de Winnipeg; labortoire du CNRC.

Deux des équipes et trois des présentateurs viennent des 10 plus grandes sociétés scientifiques canadiennes, sélectionnées en 2007/2008 par l'OCRI et Borden, Ladner Gervais.

Les technologies sont évaluées selon les critères de base suivants :

Est-ce une plateforme technologique à partir de laquelle on pourrait créer plusieurs produits?
Est-elle la première de sa catégorie, ayant le potentiel de donner lieu à un tout nouveau créneau?
Est-elle prête pour le marché, n'ayant que peu d'obstacles à franchir avant son application commerciale?

Pour des renseignements supplémentaires sur la foire, visitez le site www.wbtshowcase.com ou communiquez avec :
David C. Dix, Agent de partenariat en technologie
Consulat général du Canada à Dallas

WASHINGTON : En Seattle - Subventions de la Grand Challenges Explorations

La Fondation Bill et Melinda Gates a récemment lancé une nouvelle initiative de financement majeure appelée Grand Challenge Explorations. Cette initiative de 100 millions de dollars en subventions en accéléré vise à soutenir la recherche novatrice en santé à l'échelle mondiale. Ces subventions sont destinées aux recherches en phase initiale. Les chercheurs intéressés devraient s'inscrire sur le site Web Grand Challenges in Global Health afin de recevoir des nouvelles récentes sur le financement offert et les avis Explorations financement et avis lorsque le premier appel de propositions est affiché.

Le but de cette initiative est de stimuler le genre de réflexion scientifique non conventionnelle, essentielle à la résolution de graves problèmes de santé mondiaux. Ils veulent encourager les chercheurs du monde entier à prendre des risques de créativité, à adopter des approches peu orthodoxes qui pourraient aboutir à de grandes percées dans le domaine de la santé. Il est à noter que la Fondation s'intéresse particulièrement à se faire connaître de ceux qui ne travaillent pas habituellement dans le domaine de la santé mondiale, car après tout, les grandes idées peuvent venir de partout.

Communiquez avec :
Jane Shaw, Déléguée commerciale
Consulat général du Canada à Seattle

MINNESOTA : Occasions de partenariat avec General Mills

En mai, General Mills a lancé le Worldwide Innovation Network dans le but de trouver des partenaires possédant des technologies et des produits commercialisés brevetés ou en voie de le devenir, qui pourraient s'appliquer aux marques ou aux entreprises de General Mills.

L'Advanced Foods and Materials Network, le ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et le consulat général du Canada à Minneapolis soutiennent cet effort pour trouver des technologies qui améliorent le goût, la salubrité et la commodité des gammes de produits de General Mills. Les catégories d'intérêt comprennent : produits de boulangerie; céréales; légumes, pâtisseries, pizzas et collations surgelés; pâte réfrigérée et surgelée; repas de longue conservation, trousses de repas, soupes, plats d'accompagnement; barres-collation, collations aux fruits, grignotines; soupes, céréales et barres-collation biologiques; yaourt; et boissons au soya. Il n'y a pas de limites d'inscription, car le G-WIN est un effort soutenu de l'entreprise la compagnie pour compléter, améliorer et accélérer l'innovation déjà en place à General Mills.

Pour soumettre une technologie brevetée au G-WIN, veuillez visiter le www.generalmills.com/WIN. Pour que chaque soumission reçoive des réponses et des commentaires les plus appropriés, nous recommandons que vous soumettiez une copie électronique de votre proposition à chacun des partenaires : AFMNet et le Consulat du Canada à Minneapolis (adresses courriel ci dessous).

Toutes les soumissions initiales au G WIN se font sur une base non confidentielle. Si vous avez des questions ou des préoccupations concernant la confidentialité des renseignements que vous voulez divulguer ou le degré de détails des renseignements demandés avant de soumettre votre proposition, veuillez communiquer avec :

Paul Truscott
Tél : (519) 822-6253
Advanced Foods and Materials Network (AFMNet)

ou

Murray Hardie, Consul et délégué commercial
Tél : (612) 492-2913
Consulat général du Canada à Minneapolis

NEW YORK : En Buffalo un nouveau responsable affecté à l'investissement et à l'innovation

Le consulat général à Buffalo souhaite la bienvenue à Margaret Lange dans l'équipe de développement des entreprises. Le nouveau poste mettra l'accent sur l'innovation; Margaret travaillera à favoriser les occasions de collaboration technologique entre les sociétés, les chercheurs et l'enseignement supérieur canadiens et américains. Elle facilitera diverses formes de relations technologiques comme l'acquisition, les alliances stratégiques, la coentreprise, les investissements, la R D et/ou les collaborations de commercialisation. Margaret se concentrera sur les secteurs technologies suivants : fabrication de pointe, bio industries, environnement, construction, agro alimentaire, technologies de l'information et de la communication, particulièrement lorsqu'il s'agit de d'investissement. Margaret vient au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international d'Industrie Canada (IC).

Le consulat général à Buffalo, en plus d'agir à titre de représentant dans le nord et l'ouest de l'état de New York, couvre le territoire de l'ouest de la Pennsylvanie et l'est de la Virginie. La région entretient des liens étroits avec le Canada en raison de la proximité; cette région est très active au chapitre de la recherche et de l'innovation de par ses nombreuses universités et instituts, dont le Roswell Park Cancer Institute, l'Université de Rochester, l'Université Cornell et l'Université Carnegie Mellon. La région offre des débouchés intéressants aux clients canadiens là où les secteurs privé et public peuvent bénéficier de meilleurs échanges commerciaux, technologiques et scientifiques ainsi que des investissements bilatéraux.

Pour des renseignements complémentaires, communiquez avec :
Margaret Lange, Déléguée commerciale
Consulat général du Canada à Buffalo

CANADA : Vaste réseau de Canadiens financés par le CRSNG dans le paysage de la recherche américaine

Un vaste réseau de chercheurs canadiens financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) occupent des postes de chercheurs dans les universités et les instituts de recherche américains. Plus de 350 Canadiens entreprennent un diplôme de recherche à la maîtrise ou des doctorats en science et en technologie. Il y a aussi beaucoup de boursiers postdoctoraux travaillant dans des domaines clés de la recherche et du développement. Ces chercheurs offrent un réseau de compétences dans chaque consulat du territoire américain et mènent souvent à l'établissement de contacts dans les universités et les instituts de recherche; ceux-ci peuvent également être une précieuse ressource pour faire le pont entre les deux pays en matière d'expertise dans des domaines technologiques de pointe. La crédibilité de ces personnes peut aussi conférer crédibilité et prestige au moment d'établir des relations et de proposer des initiatives de partage d'expertise qui fait intervenir notre personnel de développement des entreprises.

Bien que les sujets de recherche des experts financés par le CRSNG soient très variés, de nombreux domaines correspondent directement aux priorités canadiennes en matière de technologie. Le territoire de Boston en général, et le MIT en particulier, reçoit des chercheurs financés par le CRSNG dans les domaines suivants : biotechnologie, photonique, nanotechnologie, technologies de l'information et de la communication, technologies propres et sciences de la mer. Le territoire de Dallas comprenant notamment Houston couvre la même aire technologique et a établi des relations actives avec nombre de chercheurs boursiers et leurs universités hôtes. Parmi les 68 projets menés par des boursiers canadiens dans le territoire de Palo Alto, nombreux d'eux présentent un potentiel de commercialisation technologique.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nos consulats individuels ou :
Patricia Filteau, Coordonnatrice, Science, Innovation et Technologie
Direction des relations commerciales avec les États Unis (NCP)
Affaires étrangères et Commerce international Canada

CANADA : Le MAECI recourt à Flintbox pour satisfaire ses besoins transfrontaliers en matière d'approvisionnement, de jumelage et de diffusion technologiques

Les représentants de Science, Innovation et Technologie dans vingt deux consulats aux États Unis comptent sur Flintbox pour leurs besoins en technologie. Flintbox, www.flintbox.com, est une base de données canadienne fournissant un point d'accès unique aux technologies et aux bureaux de transfert technologique dans plus de 60 organisations et instituts canadiens de recherche. Depuis son lancement en 2003, la croissance de Flintbox a été rapide et le fait que le système compte maintenant 2 000 clients est une source de fierté. La base de données renferme déjà plus de 300 projets. Le dernier développement annoncé le 18 janvier 2008 concernait une relation avec l'Alliance canadienne des technologies avancées (ACTA), dont les 28 000 innovateurs, « commercialiseurs », utilisateurs et professionnels canadiens peuvent établir le profil de leurs technologies de pointe, entrer en contact avec des chercheurs, des professionnels de transfert de technologie et de l'industrie, et obtenir un accès privilégié aux nouvelles technologies nouvelles.

Flintbox est la seule base de données canadienne sur l'innovation; elle offre des licences en ligne, des résultats de début de recherche et des brevets pour licence dans une seule plateforme.

Pour de plus amples renseignements au sujet de l'établissement de partenariats technologiques transfrontaliers et de relations pour la commercialisation entre les compétences canadiennes, les occasions américaines et la plateforme Flintbox, communiquez avec :

Patricia Filteau, Coordonnatrice, Science, Innovation et Technologie
Direction des relations commerciales avec les États Unis (NCP)
Affaires étrangères et Commerce international Canada

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